2 HISTORIQUE DÉ l/ORÖTJEo )> Copronyme, empereur de Constantinople, vinrent en » France en l’an 757, pour essayer, mais inutilement, » de détacher Pépinle-Bref de l’alliance du Pape, et » qu’entre autres présents, ils lui offrirent un orgue, » l’un des premiers instruments de ce genre qui aient » encore paru, lequel fut placé dans l’église de Saint- » Corneille, à Compiegne (1), » des documents certains nous apprennent que nous le devons à une plus haute antiquité. Cependant, nous pourrions bien donner un peu raison à ce prochronisme admis généralement, attendu que ce n’est guère que du vme siècle que date l’ère véritable de l’orgue, et que c’est de ce moment seulement que nous le voyons grandir et venir, après onze siècles, atteindre les hautes limites de perfection auxquelles il est arrivé de nos jours; mais nous aurions pensé man¬ quer à notre mission et surtout à notre art que de ne point le prendre au berceau pour en parler ensuite à l’époque de sa virilité. Aux temps les plus reculés, on appelait du nom d’orgué (gpyavov) toutes sortes d'outils ou d’instruments dônt on se servait pour quelque usage que ce fût, et par suite on ne l’appliqua plus qu’à tout concert ou réu¬ nion de personnes chantant ensemble, et plus particuliè¬ rement, selon certains auteurs, à une réunion de plu¬ sieurs joueurs d’instruments. D’après quelques commentateurs de l’Ecriture-Sainte, (1) Walter Odington d’Evesham, dit dans son traité des pecula¬ tione Musicae, écrit au XÏIIe siècle ; a Anno domini 757, venit or- ganum primo in Franciam missum a potissimo rege Graeco- rum Pipino imperaturi.