INFLUENCE DE QUELQUES POISONS NERVEUX SUR LE TRAVAIL 297 11 semble que la spartéine détermine d’abord une légère dépression du travail ; elle provoque ensuite une exaltation suivie d’une dépression profonde. L’excitation et la dépression sont plus grandes quand la dose a été plus élevée. Le travail total n’est pas augmenté, tant s’en faut : le travail total des 9 séries a été de 125,89 et de 139,05, c’est-à-dire infé¬ rieur à la normale. La digitaline et la spartéine, qui ont une action durable sur l’activité du cœur, n’ont qu’une action éphémère sur l’activité volontaire. Strychnine. — La strychnine à doses modérées montre une action analogue. Expérience I. — Cinq minutes avant le travail, injection sous-cutanée au bras gauche de 1 milligramme de sulfate de strychnine (travail du médius droit. lro 2U 3e 4e 5e 6° 7° 8e 9« série TRAVAIL on kilogrammètres. RAPPORT du travail au travail normal. 31,98 141,82 35,16 155,43 37,83 167,24 13,89 61,80 6,06 26,79 6,24 27,58 3,60 15,91 3,54 15,65 2,64 11,67 140,94 (fig. 126). Dans la dernière expérience faite sans intervention, la lie série avait donné un travail total de 22ksm,62, qui a été prise comme terme de com¬ paraison. On voit que le sulfate de strychnine a procuré une excitation croissante pendant les 3 premières séries ; puis la décroissance du tra¬ vail, au lieu d’être lente comme à l’état normal, s’est faite brusquement; de sorte que le travail qui, à l’état normal, pour 9 séries semblablement disposées, varie de 143 à 150 kilogrammètres n’est que de 140,94. Cette infériorité pourrait, d’ailleurs, paraître insignifiante si on ne considérai! le travail de la dernière série qui n’est que de 11,65, p. 100 tandis que, à l’état normal, cette série donnerait encore un travail de 50 p. 100 envi¬ ron du travail initial. La fatigue se trouve beaucoup plus marquée quand on fait agir la strychnine. Expérience IL — Immédiatement avant le travail, injection >ous- cutanée au bras droit de l milligramme de sulfate de strychnine (travail du médius droit).