g8 TRAVAIL ET PLAISIR ' notablement plus excitante que celle qui agit pendant le deuxième tra¬ vail, ce dernier perd au contraste. Après le rouge (Exp. I), le ver! ne donne que 3,69 au lieu de 5,04 quand c’était le même vert qui avait agi au premier effort. Après le jaune, le vert (Exp. IX) ne donne que 2,28. \près le rouge, le bleu ne donne que 1,35 au lieu de 1,95. Après 1 o- rangé, le violet ne donne que 1,08 au lieu de 2,46 L Lorsqu’au contraire le premier travail a été fait sous 1 influence d'une couleur moins excitante, le second travail avec l’autre couleur plus excitante donne un bénéfice par rapport à un second travail fait avec cette seconde couleur quand elle a déjà agi pendant le premier travail. Le rouge après le bleu donne 11,13 au lieu de 5.49: l’orange après le violet donne 10,23 au lieu de 4,47. Quand les deux couleurs ont à peu près la même valeur excitante au début, les effets immédiats du contraste sont peu marqués. Rouge api ès vert, 5,55 au lieu de 5,49; orange après jaune, 5,69 au lieu de 4,47; jaune après orange, 5,01 au lieu de 4,89 ; jaune après vert. 4.95 au lieu de 4,89 ; violet après bleu, 2,55 au lieu de 2,46. Lorsqu’on fait alterner deux couleurs bien différentes par leur pou¬ voir excito-moteur, comme le rouge et le vert, le rouge et le bleu, l’orange et le violet, on voit que, quel que soit l'ordre de l’alternance, le pouvoir excito-moteur de chacune décroît et oscille d’une manière individuelle, et les oscillations des deux couleurs s’opposent : l’une perd en efficacité, pendant que l’autre gagne. Lorsqu’au contraire on fait alterner deux couleurs voisines par leur pouvoir excito-moteur, qu’elles soient excitantes ou dépressives, quel que soit leur ordre d’alternance, la diminution du travail et les oscil¬ lations se suivent pour ces deux couleurs comme si c’était la même excitation qui fut mise en jeu. L orange et le jaune, le jaune et le vert, le bleu et le violet fournissent des exemples de ces variations paral¬ lèles. La décroissance parallèle que nous avons déjà signalée après un tra¬ vail longtemps prolongé, sous 1 influence de 1 alternance d un éclairage coloré et de la lumière blanche, peut être rapprochée de celle qu'on observe dans l’alternance de deux couleurs rapprochées. La fatigue provoque au début des atténuations périodiques de 1 excitabilité, et pendant quelques-unes de ces périodes, le sujet reste indifférent à des différences d’excitation. On a souvent relevé l’influence de la lumière sur l’activité cérébrale, 1. Comparer avec les expériences rapportées au tableau I, p. 90.