118 C’est en vertu de cette accommodation que la poésie épique appelle l'alexandrin ou l’hexamètre, que la poësie scénique appelait l’iambe libre, intermédiaire entre la prose et la poésie. C’est aussi par elle que la pensée, quand elle a besoin d’harmonie imitative, évoque l’allitération. Lorsque l’élément phonique désobéit au psychique, il y a ré¬ bellion, anarchie ; la poésie n’existe plus dans son unité har¬ monique.' Nous avons analysé, tant dans la présente étude que dans nos études précédentes intitulées essai de rythmique comparée, et des unités rythmiques supérieures au vers, tous les éléments pho¬ niques et psychiques des unités poétiques, ainsi que l’action des uns sur les autres, et celle réciproque de la psychique et de la rythmique phonique ; il nous reste à examiner les vers, les strophes et les poèmes dans leur unité concrète, chez les peuples où ils sont suffisamment connus. Cette observation fera l’objet d’études monographiques ul¬ térieures. Dans d’autres études, nous analyserons enfin les points les plus curieux de la rythmique que nous n’avons pu comprendre qu’en leur ensemble dans la présente synthèse, de sorte que notre construction synthétique aura pour contre-partie une série d’études analytiques.