— 61 Brijon proposait l’adoption d’un instrument du même genre ; il le nommait aurillette', et préten¬ dait qu’il n’était sujet à aucun dérangement. Tou¬ tefois il a soin d’ajouter que s’il lui survient quel¬ que accident, le premier fabricant de serinettes venu peut le réparer. On sent bien qu’en dépit des assertions intéres¬ sées, ces instruments, d’un assez mince avantage dans la pratique, n’étaient pas plus propres que tout autre à fixer le ton. ARTICLE XV. CHANGEMENT DE DIAPASON EN FRANCE Aü COMMENCEMENT DE NOTRE SIÈCLE. Il serait fort curieux de pouvoir suivre exacte¬ ment les variations du ton régulateur depuis son origine ou même seulement depuis le commence¬ ment du siècle passé auquel, comme on l’a vu, se rapporte l’invention du tuning-fork de Jean Shore. Sauveur, en 1715, fixait le la de l’Opéra au nombre de 810 vibrations. Nous ne savons préci¬ sément rien de ce qui se passa jusqu’en 1752, 1 Voyez Y Apollon moderne ou le développement intellectuel par les sons de la musique...., par G.-R. Brijon. Lyon, 4782, p. 87 el suiv.