h in; la voix. Le larynx humain est, sans contredit, l’instrument le plus parfait que l’on con¬ naisse pour produire des sons. Dans cet organe, rien d’inutile ou de superflu ; chaque élément a son usage déterminé, et le maximum d’effet est obtenu avec le moins de dépense possible. Notre but principal est de rechercher le rôle de chacune des parties qui consti¬ tuent l’organe vocal de l’homme et d’un certain nombre d’animaux, en nous ap¬ puyant à la fois sur les faits incontestables que la science possède et sur nos propres expériences. Mais, avant de commencer une étude aussi pleine d’intérêt, il nous faut passer en revue les phénomènes primordiaux, les lois générales de l’acoustique, et faire connaître les principaux instruments employés à produire les sons. Celte connaissance devra nous servir, plus tard, à établir une théorie ration¬ nelle de la voix. Ces mêmes notions devant s’appliquer, en partie, à l’étude de l’audition, nous croyons devoir leur donner dès à présent un certain développement. h’acoustique se résume dans les principes suivants : 1° Toute sensation auditive résulte originairement d’actions périodiques et iso¬ chrones exercées sur le milieu dans lequel l’organe de l’ouïe est plongé. 2° La sensation perçue est toujours en rapport avec le nombre des vibrations du corps sonore. 3° Quand un corps résonne, c’est-à-dire quand il est le siège de vibrations mo¬ léculaires, les oscillations se propagent à toute matière pondérable ambiante. L’organe de l’ouïe ne fait pas exception à cette règle ; il vibre sous l’influence du corps sonore avec lequel il est en contact médiat ou immédiat. Ces divers principes, les expériences sur lesquelles ils reposent, seront succes¬ sivement développés par la suite. Les physiciens et les physiologistes ont distingué deux espèces de sons : les sons musicaux et les bruits. Les sons musicaux résultent d’un mouvement moléculaire périodique et iso¬ chrone ayant une certaine durée. Il suffit, pour qu’un corps résonne , que ses molécules, d’abord écartées de leurs positions d’équilibre, soient ensuite abandonnées à elles-mêmes. Solli¬ citées alors par les molécules voisines, elles oscillent autour de ces positions d’équi¬ libre, et leur mouvement est identique à celui d’un pendule soumis à l’action de la pesanteur. On nomme oscillation le mouvement que la molécule exécute de chaque côté Lehfeldt (Karl.), Nonnulla de vocis formations ; Dissert, inaug. physiol. Berlin, 1835.— Wiedemann (Aug.-Karl.), De voce Immana atque de ignota hujusque cantus modulations quœdam ; Dissert, inaug. Dorpat, 1838. — Cagniard-Latour, dans le journal l'Institut, nos 161, 162, 192, ann. 1836; 196, 212, 222, 223, ann. 1837 ; 225, 229, 238, 244, ann. 1838, etc. — Muller (Jean), Traité de physiol.; trad, de Jourdan, t. II. — Diday et pétke- quin, Mém. sur une nouvelle espèce de voix chantée ; dans Gaz. méd. de Paris, 1840, p. 305. Sur le mécanisme de la voix de fausset, ibid., 1844, p. 115 et 133. — Second, Hygiène du chanteur, Paris, 1845. — Divers mémoires sur la voix, insérés dans Arch, ge'nér. de méd., 4e sér. 18 48, t. XVII, p. 200 ; 4e sér. 1849, t. XX, p. 195, SU, etc__Longet (A.), Recherches expé¬ rimentales sur les fonctions des nerfs et des muscles du larynx , et sur l’influence du nerf accessoire de JVillis dans la phonation ; dans Gaz. méd. de Paris, juillet 1841. — Garci a (Manuel), Mém. sur la voix humaine; Rapport de Dutrochet sur ce mémoire; dans Comptes rendus hebd. des séances de VAcad, des sc. de Paris, 1841. t. XI1, p. 638.