LE PHYSIOLOGISTE RUSSE RÉDIGÉ PAR M. Léon Morokhowetz, Professeur de physiologie à l’Université Impériale, MOSCOU. Vol. I. 12 Janvier 1898. N°N° 1 & 2. Le 12 Janvier 1898. Los savants russes qui se sont voués à l’étude de la physiologie, — chimie physiologique,—histologie, — embryologiepathologie générale et—pharmacolo¬ gie, se sont réunis pour former une Société des Physiologistes, qui est Lune des branches de la grande Société Impériale des Amis des Sciences Naturelles, de l’Anthropologie et de l’Ethnographie, attachée à l’Université de Moscou. Or, ayant compris qu’il était de toute nécessité d’entretenir avec ses confrères étrangers des relations régulières, la Société des Physiologistes a ré¬ solu d’entreprendre la publication d’un journal, en langue française et en lan¬ gue allemande, qui les initie à leurs travaux. «Le Physiologiste russe», tel est le nom du journal, aura donc à rendre compte de l’activité scientifique des membres de la Société et des progrès faits en Russie par les sciences men¬ tionnées plus haut. Bien que ce projet eût été décidé en principe, personne ne se dissimulait les difficultés financières contre lesquelles on aurait à se heurter dès le début, Heureusement elles ne tardèrent pas à être aplanies par la générosité des fem¬ mes russes, qui, depuis que notre sainte Patronne Tatiana s’est faite la pro¬ tectrice de l’Université de Moscou, n’ont jamais hésité à venir en aide au dé¬ veloppement de l’instruction nationale. Aussi les noms de Mesdames Barbe Mo- rosow, Marie Alexéiew, Wera Khloudow, Anne Paskalow et ceux de beaucoup d’autres donatrices sont-ils inscrits en lettres d’or dans les annales de l’Uni¬ versité. Mais le nom de Madame Julie Bazanoff y brille entre tous. Cette femme supérieure, à l ame généreuse, qui donna en maintes circonstances de