Les organes périphériques du sens de l’espace; Par M. E. CYON. a-SHSMSXï t (( Dans la séance du io avril 1876, j’ai eu l’honneur de communiquer à l’Académie un Mémoire sur les Rapports phjsiologiques entre le nerf acoustique et l'appareil moteur de l’œil. Dans ce Mémoire, j’ai exposé ifune série de faits nouveaux qui démontrent les relations intimes existant entre les canaux semi-circulaires et les centres d’innervation des muscles "de l’œil. Aujourd’hui, je me trouve à même de donner l’explication de la signification physiologique de ces relations. Cette explication contient en (meme temps la solution du problème posé par les belles recherches de Flourens sur les fonctions des canaux semi-circulaires, et elle nous dé¬ montre l’existence d’un nouvel organe des sens ayant une haute impor¬ tance physiologique. Voici les conclusions de mes recherches : m I. Les canaux semi-circulaires sont les organes périphériques du sens de l’espace, c’est-à-dire les sensations provoquées par l’excitation des terminaisons nerveuses dans les ampoules de ces canaux servent à former *nos notions sur les trois dimensions de l’espace. Les sensations de chaque canal correspondent à une de ces dimensions. » IL A l’aide de ces sensations, il se forme dans notre cerveau la re¬ présentation d’un espace idéal, sur lequel sont rapportées toutes les per¬ ceptions de nos autres sens qui concernent la disposition des objets qui mous entourent et la position de notre corps parmi ces objets. » III. La constatation d’un organe spécial pour le sens de l’espace »simplifie singulièrement la discussion pendante entre les représentants des deux théories sur la vision binoculaire : la théorie empiriste de M. Helm- lilholtz et la théorie nativiste de M. E. Hering; elle crée une base neutre sur laquelle ces deux manières de voir pourront être conciliées. î » IV. L’excitation physiologique des terminaisons périphériques C.