BIBLIOGRAPHIE. 305 vue les données numériques, relatives à l’échange des matériaux; celles, rela¬ tives à la production du calorique évaluées d’après l’échange des matériaux, et enfin, les mêmes données numériques évaluées par la voie calorimétrique directe. Voici les conclusions principales, auxquelles l'auteur a été amené à la suite de ses recherches. 1) L'échange des matériaux et la production de la chaleur s’effectuent chez les animaux—dans des conditions aussi identiques que possible —avec une régularité et une uniformité remarquable. La variation maxima qui avait été observée pendant deux journées voisines était pour les chiens en état d’équi¬ libre azotique—de 6%; et pour ceux en état d'inanition —8%. 2) L’intensité de l’échange des matériaux et de la production de la chaleur se trouve chez les chiens en proportion inverse de la taille de l’animal. Plus le poids du chien s’accroît, et plus ses pertes matérielles, évaluées par rapport au kilo de l’animal, baissent, bien que les chiffres absolus de l’échange s’accroissent. 3) L’échange des matériaux et la production de la chaleur se trouvent chez les chiens en rapport direct à la surface de l’animal. La production du calorique est en général proportioned à la surface du corps. Les exceptions de cette «loi de surface» ne sont déterminées que par les particularités individuelles de chaque animal. 4) Les particularités individuelles de l’animal—c. à. d. sa tendance à l'économie ou à la prodigalité —conservent également leur valeur quand les conditions ambiantes de la vie de l’organisme ont changé: les chiens, caractérisés par leur esprit d’économie en état d’équilibre azotique, gardaient la même qualité quand ils étaient soumis à l’inanition ou à la réalimentation après inanition préalable. 5) A la période moyenne de l’inanition (au commen¬ cement de la 2-me semaine) l'échange des matériaux se réduit chez les chiens principalement à la consommation de la graisse, tandis que la décomposition des substances albuminoïdes se limite au strict minimum. Les % de toutes les dé¬ penses coloriques sont couverts par la combustion de la graisse et ce n’est qu’un sixième à peine, qu’on peut mettre sur le compte de la décomposition des substances albuminoïdes. 6) A la période moyenne de l’inanition la pro¬ duction de la chaleur baisse de 15 à 16%, à'peu près par kilo de l’animal et par rapport à la normale, et l’excrétion de l’acide carbonique baisse de 21 à 22%. 7) La production du calorique par kilo de l’animal chez les chiens, soumis préalablement à l’inanition, ne monte pas considérablement par rapport à la normale, quand on recommence à les alimenter, soit par la viande seule, soit, par la viande et la graisse combinées malgré l’abondance de la nourri¬ ture et l'activité digestive stimuliée. Quand la quantité de la nourriture attei¬ gnait à peu près le double de la normale, la production du calorique ne mon¬ tait en moyenne que de 12—13%,. 8) Les chiens qui, après avoir été soumis à l’inanition préalable, reçoivent dans leur nourriture un excès d’albuminoïdes, ne retiennent dans leur organisme qu’une partie de ces substances, tandis que leur masse principale est soumise à la décomposition, étant ainsi destinée à la réparation des pertes caloriques de l’organisme. 9) Quant on nourrit les chiens, soumis préalablement à l’inanition, exclusivement par la viande, on remarque que le reste non—azotique est retenu dans l’organisme après la destruction