BIBLIOGRAPHIE. 301 marginale de 1 oreille l’émulsion de spores. 2— 5 minutes après on serrait la ligature autour du pied, excepté le vaisseau isolé. L’hypérémie durait une demi-heure, on coupait la ligature, puis on recousait la plaie. 24 heures après, on tuait l’animal et on ensemençait des tubes de gélose liquéfié par le suc de tous les organes, par le sang, la bile, l’urine, l’humeur aqueuse, les muscles coupés en petits morceaux. De 16 expériences l’auteur a pu tirer les conséquences suivantes: 1) Les spores, injectées dans le sang, s’en éliminent très vite (en 3 h.), si leur nombre est assez modéré. 2) L’élimination dépend de l’action phagocytaire de l’endothélium des ca¬ pillaires. 3) Les corpuscules se distribuent dans l’ordre successif dans les organes, parmi lesquels la rate tient le premier rang; puis vient le foie, la moelle os¬ seuse et le poumon; enfin les reins, les glandes lymphatiques, les gl. surrénales, la glande pancréatique. 4) Le cerveau, le testicule, les muscles (malgré tous les obstacles de la circulation du sang) ne contiennent point de germes. 5) Ces dernières propriétés du tissu musculaire l’auteur les attribue à l’inaptitude de l’endothélium des capillaires des muscles d’englober les corpus¬ cules. En effet les cellules de l'endothélium sont plus plates, et plus sclérosées que celles des autres organes. 6) L’urine, la bile, l’humeur aqueuse ne contiennent pas de spores,— donc les microbes ne peuvent s’éliminer de l’organisme animal à l’aide de ses sécrétions. Avrorov, P. Dr. Sur la détermination de la chaleur animale au moyen de la méthode calorimétrique directe et d’après l’échange des ma¬ tières. (Ibid. pp. 207). L’auteur décrit la technique de la détermination simultanée de la chaleur animale par la voie directe au moyen du calorimètre et indirectement d’après l’échange des matières. La production de la chaleur de l’animal se détermine directement au moyen du calorimètre à eau dont les indications ont été trou¬ vées après vérification exacte à ± 3e près; l’excrétion de l’acide carbonique et de l’eau se détermine d’après la méthode du prof. Pachoutine; celle de l’azote de l’urine et des matières fécales—d’après Kjeldahl-Argoutinsky; le car¬ bone enfin de l’urine et des matières fécales se détermine d’après Messinger, au moyen de leur combustion avec le mélange d’acide sulfurique et de bichro¬ mate de potasse. Simultanément avec la détermination calorimétrique directe s’éffectue la détermination indirecte de la chaleur produite au moyen de l’évaluation de l'intensité de l’échange des matières, d’après la quantité de l’azote et du car¬ bone, excrétés par l’animal notamment. Ces évaluations se font d’après les données numériques indiquées à ce propos par Kubner. Pendant l’exposition du sujet l’auteur note les points faibles des méthodes mises en usage et indique les fautes soit occasionnelles, soit inévitables, aux- 19*