294 B I B L I 0 G K i P II I V. est consacrée à l'exposé du parallélisme de l’ontogénie et de la phylogénie, c’est-à-dire, de la loi de répétition de la phylogénie par l'ontogénie. Eismond, Joseph. Sur l'état plurinucléaire des cellules en générai et des cellules-œufs en particulier. Bibliographie anatomique. 1898. Fascicule 6. pp. 307—322. L auteur remarque une certaine différence entre l'état plurinucléaire fonc¬ tionnel avec le système nucléaire adapté et stable et l'état plurinucléaire pro¬ visoire comme dans certains syncitiums embryonnaires. Dans le premier cas < 1 état plurinucléaire ne représente aucunement un moment passager, précé¬ dant le démembrement définitif du protoplaste, mais au contraire apparaît comme une propriété permanente qui s'est développée par suite d’une néces¬ sité physiologique en connexion avec la conservation de l'indivisibilité de la masse du substratum cytoplasmatique. Dans le second cas < l’état plurinucléaire est un certain moment transitoire, qui précède la division, c’est-à-dire le dé¬ membrement extérieur de tout le syncytium, conformément aux mécanismes cellulaires particuliers qui s’y sont auparavant différenciés». Eismond dit que <1 état plurinucléaire des cellules-œufs est une anomalie au même titre que les germes doubles». La plupart des auteurs émettent l’opinion de la possibi¬ lité du développement de germes jumeaux aux dépens de l’œuf de deux vési¬ cules germinatives, autrement dit dans l'état plurinucléaire. Il faut, à ce pro¬ pos, noter encore une circonstance. D’après Eismond. certaines données permet¬ tent de supposer la prédisposition des femelles à produire des embryons ju¬ meaux. On peut donc soupçonner que nous avons en pareil cas affaire à quel¬ que anomalie constitutionnelle de l’organisation des oocytes, anomalie qui peut dériver de quelques dérangements plus généraux, accompagnant le développe¬ ment de l’ovaire même et, en particulier, la différenciation des oocytes. On comprend que, parmi les diverses monstruosités possibles qui apparaissent dans de telles conditions, et qui peuvent être en rapport avec l’origine des germes jumeaux, il faut avant tout en attribuer la responsabilité à 1 état plurinucléaire des oocytes». Eismond a étudié un ovaire anormal de grenouille, pris sur un sujet adul¬ te de grande taille, qui avait tous les signes extérieurs d’un mâle. La glande génitale, ressemblant à un haricot et d’une teinte jaune clair, avait les dimen¬ sions d'un petit testicule, de sorte que l'auteur la prit d’abord pour cet orga¬ ne. L'absence d’oviductes développés, qu’on ne peut pas omettre pendant la dissection de la grenouille, n'avait pas excité de soupçons. Sur les coupes de cet ovaire, que l'auteur a étudié, on peut voir «l'abondance extraordinaire d’oocytes plurinucléés, avec prédominance de noyaux doubles et quantité de figures de vésicules germinatives à deux lobes et ayant la forme de grappes. Ce qui en outre était frappant, c'était l’abondance d’oocytes à «noyaux vi¬ te! lins» ayant des formes si bien déterminées qu'il est assez rare d'en ob- server de semblables dans les ovaires normaux. Eismond a trouvé les nids syncytioïdes sous l’aspect «de cystes surpassant de beaucoup par leurs dimen¬ sions les oocytes, même relativement grands». En comparant les dimensions des oocytes multinucléés avec celles des oocytes à un noyau, d'une part, et avec