LE PHYSIOLOGISTE RUSSE RÉDIGÉ PAR M. Léon Morokhowetz, Professeur de physiologie à PÜniversité Impériale. MOSCOU. Vol. I. 12 décembre 1899. 15—20. De l’action physiologique des courants à hante tension et à grande frequence. Par le Dr. N. Spasski, du laboratoire physiologique de l’Université Impériale de Tomsk. Dans les rapports qui existent entre le courant électrique alternatif et le système nerveux, on constate le fait intéressant suivant: à mesure que le nom¬ bre des alternances du courant et, parallèlement, son intensité augmentent, Faction du courant sur le système nerveux augmente aussi, jusqu a une certaine limite toutefois. C’est environ à 2500 oscillations par seconde que l'effet produit par le courant atteint son maximum; à mesure que le nombre des oscillations s’élève au-delà, l’effet diminue, et lorsque ce nombre dépasse 10000 oscillations par seconde, Faction du courant n'est presque plus ressentie par l’organisme. Il s’ensuit qu’à une très haute fréquence des oscillations nous pouvons faire traverser l’organisme par un courant d’une tension énorme, ap¬ paremment sans aucun effet nocif, ni même de sensations désagréables, mais il suffit de diminuer la fréquence des interruptions jusqu’au nombre des inter¬ ruptions d’une spirale ordinaire de Ruhmkorff, pour tuer un organisme tout d’un coup. Je ne m’arrête pas aux explications de ce phénomène paradoxal, proposées par différents auteurs (E. Tomson, D. Turner, E. Houston et autres); il est une question qui, à mes yeux, présente un plus grand intérêt, c’est de 15