BIBLIOGRAPHIE. 225 réfractant faiblement la lumière, avec le protoplasma très réfrangible. Puis ces spermatozoïdes commencent de changer de forme. Ils se divisent en granulations si minces qu'on ne peut plus les distinguer de celles du noyau. Voici comment M. Ivanzow explique ce phénomène: ce n'est, d'après lui, qu'un processus de digestion. La tendance qu’ont le spermatozoïde et l’œuf Tun vers l’autre n’est que du chémotropisme, c.-à.-d. de l'affinité libre entre le protoplasma et la substance du noyau». Se basant sur ces recherches, M. Ivanzow tire les conclusions suivantes de l’importance physiologique du processus de la maturation de l’œuf. «La plus grande partie du noyau, celle qui dirige les fonctions de la digestion, est rejetée hors de la cellule, où il ne reste que la partie nécessaire à la conti¬ nuation de la vie de la cellule, mais non à celle des fonctions de la digestion». Partant l’importance physiologique de la maturation serait d’empêcher que les spermatozoïdes ne fussent digérés. On voit que le processus de la fécondation, selon M. Ivanzow, ne serait qu’un processus de digestion. Le développement des œufs fécondés qui n'étaient pas mûrs finirait par la formation d’une larve irrégulière au commencement de la vésicule blasto¬ derm i que. L’auteur compte poursuivre ses expériences. Malichew, N.. Quelques notices sur les terminaisons des nerfs dans l'œsophage et l'estomac des oiseaux. (Bull, de la Soc. Impériale des Nat. de Moscou, V 2, 1897). L'auteur a fait des recherches sur les terminaisons des nerfs dans l'esto¬ mac et l’œsophage des oiseaux d’après la méthode de Ramon-y-Cajal. Le ré¬ sultat obtenu est celui que voici: les nerfs se terminent par des petits bou¬ tons à la surface des cellules glandulaires. L'auteur n’a jamais vu les fibres nerveuses pénétrer dans l'intérieur de la cellule. En outre, l’auteur a réussi à obtenir dans l'estomac musculaire du Parus major, en se servant de la même méthode, le même réseau qu’Oppel avait observé dans le foie et la rate. Zykow, V. P. Sur la structure microscopique de la moelle allongée du Lophius piscatorius. (Procès-verbaux de la Société des Nat. de Mos¬ cou 1897, ,V b). < Contrairement à l'opinion de Fritsch (Über einige bemerkenswerte Ele¬ mente des Centralnervensystems von Lophius piscatorius, Arch. f. micr. Ana¬ tomie, Bd. 27), l'auteur n’a pas observé que les vaisseaux sanguins pénètrent dans les cellules géantes multipolaires ganglionnaires de la moelle allongée en arrière du calamus fossae rhomboidalis. Les vaisseaux s’entrelacent seulement autour de la cellule, mais ne pénètrent jamais dans l'intérieur de celle-ci. L’auteur a cinq préparations de moelle allongée où des cellules géantes se trouvent non seulement dans la couche extérieure, mais pénètrent plus profondément. Il v a deux cellules de ce genre qui se trouvent à côté du canal is centralis.