B I 15 L 1 0 G B APHTE 177 tuer sans l'intervention de bactéries et qu il fallait, par conséquent, considérer la présence de ces dernières comme un mal inévitable plutôt que nécessaire; l'auteur déduit cette conclusion d’expériences faites par lui-même, ainsi que par ses collaboraleurs, pendant un grand nombre d années. Oumikoff, N. Sur une réaction différentielle entre le lait de vache et le lait de femme et sur la détermination de l äge du lait de la femme. Courrier médical, 1896. I, p. 147; Maly's Jahresberichte 1896, Bd. 26 p. 278, refer, von Dr. Walther. Si l'on ajoute à 5 c.c. de lait de femme 2 7, c.c. d'une solution d ammo¬ niaque à 10 pour cent, le mélange se colore en rouge violet, petit à petit, si l'addition se fait à froid, beaucoup plus rapidement, si l'on chauffe à 60° C environ. L'intensité de la coloration augmente avec la quantité de l'ammonique employée; on obtient déjà une légère coloration violette avec 1 pour cent d'ammonique. La réaction n'est influencée ni par l'ébullition du lait, ni par un fort refroidissement, ou par une conservation d’une dizaine de jours, ni par l'addition de NaCl, Na, CO3, NaHCO3, Na, SO,, Ba ( IIO avant ou après l’addition de l’ammonique. La réaction est empêchée par _/VJJ4 Cl, 1 alcool, 1 éther et le chloroforme; elle ne l'est pas par le traitement du lait par des acides, si on les sature ensuite par l’ammoniaque. Pendant la période de lactation, l'intensité de la réaction va toujours en croissant, de sorte que « l'âge > du lait de la femme peut être approximative¬ ment déterminé par la nuance de la coloration du mélange ammoniacal. Vassiiyeff, N. Critique comparative des méthodes de détermination qualitative et de dosage de l'albumine dans Burine. Thèse, Kharkoff, 1896. St.-Petersburger medicinische Wochenschrift, 1896, N 37; Maly s Jahresberichte 1896, Bd. 26 S. 376. refer, von Dr. Walther. L'ouvrage que nous venons de nommer contient une critique détaillée, tant littéraire qu'expérimentale, des méthodes proposées jusqu à ce jour. Du nombre de ces dernières nous mentionnerons les suivantes 1". L acide acéti¬ que trichloré, en présence du sulfate d'ammonium, peut être employé avec succès pour découvrir le peptone dans l’urine (l'auteur est M. Bogomoloff). Pour séparer l’albumine, on sature l'urine par le sulfate d'ammonium; si le filtrat contient du peptone, l'addition goutte à goutte d'acide acétique trichlo¬ ré (en solution à 30 pour cent) produit un trouble blanc. 2. Parmi les métho¬ des gravimétriques l'auteur recommande la précipitation de 1 albumine par l'alcool. L'urine versée dans 4—5 fois son puids d'alcool est placée pour 10 minutes dans de l’eau chaude, et filtrée à chaud: le précipité est ensuite lavé à l'alcool, séché, pesé, incinéré. Les cendres ne forment jamais plus de 1 pour cent. Le filtrat est toujours exempt d’albumine. 3 Pour la détermina¬ tion clinique de l’albumine, l'auteur recommande la méthode de titrage sui¬ vante: on ajoute à 10 — 25 c.c. d'urine filtrée 3 à 6 gouttes d une solution aqueuse de jaune solide. Si l'urine est trop concentrée, on l'étend avec de 1 eau; si elle est fortement alcaline, on l’acidule avec de l'acide acétique, après quoi on procède au titrage par une solution aqueuse d’acide sulfosalicylique à 12,5