174 BIBLIOGRAPHIE « furent obtenus avec la chair de chien tant fraîche que putréfiée: ce qui restait de la première extraction renfermait 78,57 pour cent d’acides gras, celui de la 2-me 121,01 pour cent, celui du 3-me 234,7, respectivement 236,8 pour cent, d’acide gras. Il résulte de ces faits que la chair contient deux espèces de graisses caractérisées par des chiffres différents, mais assez constants et représen¬ tant les chiffres de la totalité des acides gras. De ses observations microsco¬ piques sur des préparations traitées à l'acide osmique, l’auteur tire la conclu¬ sion que la graisse facilement extraite appartient au tissu conjonctif, l’autre au plasma des muscles. Gratschow, K. Dr. Sur le changement de forme des oreillettes pendant leur activité. Archives russes de pathologie, de médecine clinique et de bactériologie, rédigées par le prof. Podwissotsky, 1898, t. V. p. 25. Les conclusions auxquelles l’auteur a été amené à la suite de ses recher¬ ches sont les suivantes: 1) Ce sont les lieux d'embouchure des veines et des auricules qui dans l’oreiliette droite commencent à se contracter les premières au début de la systole Ce sont les parties de l’oreillette possédant la musculature la plus développée qui sont consécutivement entraînées dans le même acte: ce sont notamment: les faisceaux musculaires, correspondant au tubercule de Lower et à l’isthme de Vieussen; ensuite, les faisceaux situés dans le septum des oreil¬ lettes et dans les autres parois des oreillettes (excepté la paroi externe, qui ne se contracte, elle, qu’à la fin). Dans l'oreillette gauche la contraction s’effectue dans le même ordre; débutant par les points d’embouchure des veines et des oreillettes, elle se transmet ensuite aux parois. Tout ce qui vient d'être dit, confirme jusqu’à un certain degré la théorie de Béclard sur la marche de la contraction des faisceaux musculaires des oreillettes, théorie qui est d’ailleurs généralement acceptée. 2) Au fur et à mesure que sa contraction devient de plus en plus com¬ plète, la cavité de l’oreillette droite diminue petit à petit, tout en conservant pendant assez longtemps la forme d'un ellipsoïde, propre à l’oreillette dilatée; la cavité disparaît enfin complètement, grâce à la proéminence vers l’intérieur de la paroi externe de l'oreillette. Dans l’oreillette gauche la forme d’une pyramide trilatérale, qui est propre à sa cavité, change également grâce à la proéminence vers l'intérieur de cha¬ cune de ses parois, et la cavité disparaît de même complètement à la fin. 3) La lumière des veines, aussi bien des vv. pulmonaires, que des vv. caves, est suffisamment bien fermée par la contraction des faisceaux muscu¬ laires des oreillettes elles-mêmes, faisceaux disposés près de l'embouchure des veines et formant dans cet endroit des anneaux proéminents. L’obstacle formé au courant inverse du sang (c. à d. des oreillettes dans les veines) devient assez considérable. Cet obstacle existe d’ailleurs dès le début de la systole auriculaire. 4) Le muscle annulaire de la veine elle-même, auquel on attribue ordi¬ nairement une influence considérable sur l’occlusion des veines, joue en réalité un rôle tout à fait secondaire, comme le démontrent les pièces préparées par