HE I.’ORII. INE 171' l'E IA VA1 ECK I'ES UKAXTEATIOXS EOSIXOPUll.KS 39 giques, en partie après avoir excite une fonction pins énergique an moyen de saignées répétées et de l’extirpation de la rate. Les résultats obtenus fu¬ rent: 1) que les granules des cellules éosinophiles chez les animaux à sang chaud se comportent vis-à-vis de l’acide osmique et de la safranine de la même manière que chez les animaux à sang froid, c’est - à - dire qu’elles prennent les mêmes trois nuances; 2) que chez les animaux jeunes et, en général, chez ceux où la moelle des os est plus active, on trouve moins de cellules éosinophiles que dans le cas. contraire; 3) que la moelle des os appelée gélatineuse renferme aussi beaucoup de ces cellules, qui y atteignent des dimensions exceptionnelles; et 4) qu’en rendant la moelle des os plus active, l’on obtient une diminution simultanée du nombre des cellules graisseuses et des cellules éosinophiles. Quant au processus de formation des granulations éosinophiles, nos ob¬ servations serviraient à confirmer plutôt les suppositions des auteurs qui (Tet- tenhammer, LO wit, Sakharotï) admettent qu’elles proviennent du noyau et no¬ tamment de ses nucléoles, mais nous l’expliquons par la simple émigration de la substance des nucléoles dans le protoplasma et non d’après l’hypothèse de phagocytose de Sakharoff. La possibilité des ce processus de migration a été signalée par Gaule, Ogata, Stolnikoff etc. En effet, les nucléoles des noyaux et les granulations éosinophiles ont beaucoup de traits communs, non seulement au point de vue des propriétés purement morphologiques, telles que gran¬ deur, réfrangibilité et forme, mais encore par la manière dont elles se com¬ portent. vis-à-vis des substances colorantes. Lesunsetlesautresp.ex.se colorent selon Ehrlich-Biondi, en rouge (ce qui a aussi été signalé par M. le professeur Nikiforoff). Cette analogie ressort très nettement sur nos préparations teintes d’après le procédé de M. Heidenhain. Après l’extraction de la matière colo¬ rante, le protoplasma et les noyaux de la plupart des cellules n’ont gardé qu’une faible coloration, tandis que la substance des granulations éosinophiles et les nucléoles restent presque noirs. On observe que, pendant cette même opération, quelques noyaux se sont comportés vis-à-vis de la matière colo¬ rante de la même manière que les nucléoles et les granulations éosinophiles, étant restés noirs même après une décoloration d’assez longue durée. Avant d’entreprendre une explication sur la valeur de ces noyaux noirs et de leurs relations avec les nucléoles et la substance éosinophile, je me per¬ mettrai de rappeler succinctement la structure des différentes espèces de moel¬ le des os. C’est encore Virchow qui a distingué trois espèces de moelle: la moelle rouge on lymphoïde, riche en éléments cellulaires, représentant l’état d’activité de cet organe et contenant peu de graisse; la moelle jaune ou graisseuse, et enfin la moelle muqueuse ou gélatineuse que l’on observe après un long jeûne et dans les maladies d’épuisement, comme l’a fait voir Neumann Dans la moelle graisseuse (fig. 3), on aperçoit de grands espaces vides, correspondant aux anciennes cellules graisseuses, entre lesquels on voit passer des capillaires entourés d’un petit nombre de cellules médullaires. Les noyaux noirs sont rares ici, autant dans le sens relatif que dans le sens absolu du mot. La. moelle gélatineuse n’est autre chose que la moelle graisseuse dans les