10 “DE LU 1ST O GÉN IE 1UT TISSU ÉLASTIQUE. es mailles fines de fibres élastiques, ébauché d’abord par un réticule de cellul génératrices anastomosées au moyen de leurs prolongements. Si nous considérons maintenant l’histoire du développement de ces fibres élastiques longues et relativement grosses qui se présentent dans les membranes du chorion et de l’amnion sous la forme d'un réticule à larges mailles ou de grosses libres isolées, nous apercevons sur les préparations d’une membrane assez jeune l'image suivante: sur le fond homogène et légèrement fibreux de la substance fondamentale, parsemé d'éléments errants tant isolés que sous la forme de petites agglomérations,se trouvent des groupes de cellules anastomosées au moyen de leurs prolongements longs et fortement ramifiés. Ces groupes cel¬ lulaires forment des ilôts plus ou moins grands, qui envoient dans une, quelque¬ fois dans deux ou plusieurs directions, des traînées ou colonnettes plus étroites et longues, formées également de cellules anastomosées au moyen de leurs pro¬ longements. On peut suivre ces traînées très loin sur la préparation et 1 on voit que quelques-unes restent isolées et que d’autres envoient des trainees la¬ térales qui s'anastomosent ou à des îlots cellulaires \roisins, ou à d’autres traînées qui partent de ces dernières. L’aspect général est tout-à-fait le meme que celui du tissu élastique adulte sous forme de réticule à larges mailles. Sur des pré¬ parations de membranes d'un âge encore moins avancé on peut suivre pas à pas la formation des éléments que nous venons de décrire. C’est ordinairement dans le voisinage des vaisseaux sanguins qu’on trouve des cellules arrondies ou fusiformes qui donnent bientôt des prolongements. Au moyen de ces^ derniers les cellules s’anastomosent soit deux à deux, soit par petits groupes qui s'agrandissent dans tous les sens par la division des cellules, formant ainsi des îlots séparés les uns des autres par d’assez grandes quantités de substance fondamentale. Des cellules nouvellement formées se détachent ensuite de ces îlots et vont former dans une direction ou dans une autre des colonnettes ou traînées compo¬ sées de deux, trois, souvent de plusieurs rangées de cellules. Nons voyons en même temps que vers le milieu de ces traînées et de ces îlots cellulaires le tissu se colore toujours d’une manière beaucoup plus intense que la substance fondamentale environnante. Si nous traitons une preparation de ce degré de foi- mation selon la méthode de Wolters ou par le procédé du mordançage au sel de cuivre que nous avons décrit, nous voyons que dans certains endroits des traînées les cellules deviennent plus rares, se désagrègent pour ainsi dire, tandis que des phénomènes de vacuolisation se produisent dans le protoplasma et ceux de cariolyse dans le noyau. Des traînées cellulaires sont îemplacees par des faisceaux de fibrilles collagènes, disposées en rangées régulières tiès serrées, mais parfaitement visibles. Des fibrilles collagènes de la même espèce, mais disposées en éventail, partent des îlots cellulaires et l’on voit clairement les cellules qui se trouvent à la périphérie des îlots se désagréger peu a peu et présenter les mêmes phénomènes de dégénérescence que celles des traînées. Si nous examinons les faisceaux des fibres collagènes ainsi formées, nous dis¬ tinguons clairement dans l’intérieur de ces faisceaux, en tournant la vis, des fibrilles qui réfractent fortement la lumière et qui, quoique incolores, se com¬ portent au point de vue optique tout-à-fait de la même manière que les fibres élastiques ordinaires au dernier stade de leur développement. 11 est facile de