DE l’hISTOGÉNIE DU TISSU ÉLASTIQUE. 5 structure do l’élément observé. En outre, les éléments cellulaires de ces ob¬ jets sont si menus que les détails de leur structure atteignent presque la li¬ mite du visible. J’ai été plus favorisé que mes prédécesseurs dans la recherche d’un d’objet mieux approprié à l’observation du tissu élastique, car je disposais d’un grand nombre de méthodes de coloration élective de ce tissu. Par leur sensibilité et leur constance, ces méthodes, élaborées à une époque ré¬ cente, ont presque la valeur de réactions microchimiques. C’est en me servant de ces méthodes que j’ai étudié les différentes régions de l’organisme animal et que j’ai trouvé que la répartition topographique du tissu élastique était généralement plus étendue que les observations antérieures ne l’avaient fait penser. Ainsi, j’ai eu, par exemple, l’occasion de constater la présence d’un grand nombre de libres élastiques dans la portion intra-orbitaire du nerf op¬ tique, dans l’épaisseur des lamelles du tissu conjonclif qui enveloppent chaque faisceau de libres nerveuses. Mais c’est surtout dans l’amnios de différents animaux que j’ai trouvé le tissu élastique le plus fortement répandu et j’en ai fait l’objet de mes recherches sur l’histogénie du tissu élastique. Les consi¬ dérations suivantes m’ont fait donner la préférence à cet organe qui avait jusque là fort peu attiré l’attention des histologistes: 1) Les membranes amniotiques sont très minces et transparentes; elles se détachent facilement les unes des autres et se prêtent à l’examen micros¬ copique presque à l'état vivant, sans aucun traitement préalable. 2) Au moyen d’une fixation convenable il devient facile non seulement de séparer le chorion de l’amnion, mais encore de diviser ces membranes en lamelles formées d’une seule couche de cellules, ce qui fait qu’il est impos¬ sible de confondre le tissu qu'on est en train d’examiner avec des couches superposées ou sous-jacentes. 3) Les éléments cellulaires des lamelles isolées formées d’une seule couche de cellules, se trouvent, à une certaine période de leur développement, disposés à une assez grande distance les uns des autres pour qu’on puisse se faire une idée nette du rapport morphologique entre les cellules et la sub¬ stance inter-cellulaire. 4) L’amnios est un organe dont le cycle de développement se termi¬ ne très vite; en même temps, les processus de la formation du tissu présentent sans cesse le caractère d’une évolution active, ce qui fait qu’on ne risque pas de rencontrer ici des modifications provenant de la dégénérescence des tissus. Si de telles modifications existent dans des cellules isolées, qui périssent après avoir rempli leur rôle, elles s’y manifestent avec tant de clarté et donnent un tableau si détaillé du processus de dégénérescence qu’elles ne nuisent pas à l’observation, mais que, au contraire, elles la complètent et lui donnent le fini désirable. 5) L’intensité de la formation du tissu présente en outre l’avantage de donner à l’observateur la possibilité de voir sur la même membrane, dans ses différentes couches, presque tous les degrés de développement du tissu, depuis ses premiers rudiments jusqu’à ses formes définitives. En sus, l’état d indépendance morphologique relative de h amnios tant du corps maternel que