HO MENDELSSOHN. à des grenouilles de differentes tailles et à des grenouilles d’été. Les grenouilles étaient conservées dans unegrande caisse remplie d’eau courante et placées dans une chambre non chauf¬ fée. Avant le commencement de l’expérience, j’ai examiné tous les appareils pour m’assurer s’ils fonctionnaient bien et pour pouvoir commencer l’expérience aussitôt après avoir préparé le muscle, en évitant ainsi son dessèchement et les suites de la fatigue. Après avoir fixé la grenouille sur la planchette de iège couverte par du taffetas gommé, j’immobilisais l’attache supérieure dugastro-cnémien, en plantant une épingle au-des¬ sous du genou correspondant, dans l’espace tibio-péronéal. Alors je mettais à nu le tendon du gastro-cnémien par une sec¬ tion de la peau ayant 1 centimètre 1/2 de longueur, je détachais de la jambe une partie de muscle avec le tendon, et après avoir sectionné ce dernier près du muscle sans la moindre perte de sang, je le liais solidement avec un fil de chanvre très fin que j’attachais d’autre part au levier inscrip- teur portant à cet effet un curseur mobile muni d’un crochet. Ce curseur était placé dans toutes les expériences à 2 centi¬ mètres 1/2 de l’axe de rotation du levier inscripteur. Les conducteurs électriques reposaient au-dessous du muscle, et, tout en restant en parfait contact avec lui ne produisaient pas le moindre frottement pendant la contraction. Pour éviter les déviations, flexions et frottements du levier lui-même, nous avons pris soin que la traction du muscle s’exerçât dans un plan horizontal, parallèle à celui dans lequel se mouvait le levier, et que celte traction s’exerçât aussi perpendiculaire¬ ment que possible par rapport à la direction du bras de levier. Ceci étant fait, nous avons placé le chariot portant la grenouille avec le myographe bien parallèle à l’axe de rotation du cylindre que nous avons mis en mouvement. Tant que le cylindre n’avait pas acquis toute sa vitesse, la clef restait ouverte et l’électricité ne passait pas ; nous évitions ainsi les excitations inutiles qui pouvaient fatiguer le muscle. La plume bien ap¬ pliquée contre le papier enfumé qui couvrait le cylindre tra¬ çait pendant ce temps l’abscisse, et ce n’est qu’au moment où le cylindre était en pleine vitesse, que la clef était fer¬ mée. Le muscle recevait alors des excitations, et on voyait la courbe de la contraction musculaire s’élever au-dessus