94 ABSENCE SUR LE TRAJET DES ARTÈRES. flottantes dans la substance du jaune, qui à ce moment est très-fluide. Ces villosités, amas de cellules qui pré¬ sentent toutes le même caractère, forment à la surface interne du sac vitellin des plis nombreux. J’ai fait reproduire ces dispositions dans des dessins qui ont été déposés à l’Académie (voy. pl. Il, fig. 77). La conclusion des observations qui précèdent peut s'énoncer ainsi : « L’évolution glycogénique dans l’œuf des oiseaux » part de la cicatricule ; elle s'étend peu à peu dans le ” feuillet moyen ou vasculaire du blastoderme, à mesure ” que celui-ci s’élargit et se développe. Dans leur proli- » fération, les cellules glycogéniques se rangent d’abord » sur le trajet des veines omphalo-mésentériques qui * ramènent vers l’embryon le sang hématosé (1). » 11 est à remarquer que dans les premiers temps, alors que les masses glycogéniques sont disposées sur le trajet des veines vitellines, on n’en trouve point le long des artères. Ce fait est d accord avec notre manière de voir sur le rôle de la matière glycogène, qui est transformée eu sucre et destinée à disparaître par oxydation, rôle qui rend inutile sa présence dans le sang avant que celui-ci se soit chargé d’oxygène dans les capillaires des annexes. Les granulations de glycogène sont arrondies et dis¬ tribuées dans les cellules blastodermiques comme les granulations d’amidon dans les cellules végétales. Nous savons que l’amidon animal se distingue de l’amidon (1) Cl. Bernard, Comptes rendus de l'Acad. des sc., t. XLV, p. 55.