MUSÉE DES ANTIQUES. usnwüyihbinnygibnwvt ilvüädh îvihvvi nnmvvvvvvvvpwwnvwnuusuvvsnvvuvuwwvvvnnfvvvhvvuusnfuwmwumunnqmnvvvvvuvnnvusvvwvvxwwsannwvvvvuwvwxnnvv; STATUES. DIVINITÉS. JUPITER. les deux mains , les pieds et plusieurs parties de la drape- rie, sont des restaurations modernes. N" f Pl- 1- CETTE statue de Jupiter, placée, au moment ou nous écri- vons, dans une niche pratiquée près de la porte extérieure du Musée, méritoit plus que beaucoup d'autres monuments de cette collection, une place honorable dans son inté- la tête, le torse, le bras gauche avec la draperie qui le. couvre, et partie de la main; mais dans ce débris , tout cor- rodé qu'il est Parle temps, on reconnoît un style élevé , un dessin savant, un sentiment profond. La tête a la beauté idéale et majestueuse qui convient au Maître des dieux; et le travail du ciseau annonce un artiste qui exécutoit d'après ses propres inspirations. (Marbre pentélique; hauteur, 6 pieds 8 pouces 2,166 ) (Marbre de Paros; hauteur de la figure assise, l; pieds V,- J U P 1 T E R. JUPITER ASSIS. Â N02, PL 1' C'est dans cette attitude que Phidias avoit représenté son Jupiter Olympien. La très-belle statue de ce Dieu que l'on admire au musée du Vatican est également assise et ne présente avec celle-ci que de légères différences, tant pour la pose que pour la draperie. (J) Ces images du Boi des dieux sont donc des imitations plus ou moins parfaites du chef-d'oeuvre de Phidias. Ici le mouvement du bras gauche, s'appuyant sur un sceptre, est encore le même que dans la statue d'Olym- Pie mais celle-ci soutenoit de la main droite une Vic- toire d'or, tandis que dans notre statue, comme dans celle du Vatican, cette main repose sur la cuisse du dieu. Le münument que nous décrivons, exécuté d'après la conception Sublime d'un des plus grands sculpteurs de pantiquité, ne p0L1V0it, quelle que fut la foiblesse delar- tiste qui en est l'auteur, ne pas conserver quelques traces de son divin modèle; et cfisi traces, ÜÜ les TBÎPOUVC dans les images les plus impflffalfes de Jupiter, imitées de celui de Phidias. La tête de cette statue se fait donc remarquer par un beau et grand caractère meus au total c'est un ou- vrage médiocre et d'une exécution rîîegllfäee, Le bras gauche déjà cité, la mon" de lavantbfas droit, l!) Au-Paravant et Pendant lonä-temPä dans le Palais Vem-WÎ- VOYEZ Mus. Pio. Clem. tom. I, tav. l. (il Ce bras est moderne; mais il a été restaure tlHRS 50H mouvg_ ment. Les débris d'un aigle placé aux pieds de cette statue, NÜÄPÎ- l- dont la tête avoit été brisée , ont fait supposer qu'elle repré- sentoit le Maître des dieux. L'aigle fut restauré; on adapta à la figure une tête que l'on crut l'image de Jupiter, et que ses cheveux retombant sur le front, auroient du faire re- connoître pour celle de Pluton; la main droite fut armée du foudre, et le bras gauche , refait en entier, s'appuya sur un sceptre, emblème de la royauté. Toutefois, si l'on considère le caractère des formes de cette statue, il est difficile de supposer qu'elle ait été dans son origine ce qu'en a fait le caprice du restaurateur. Ici les formes n'en ont rien d'idéal et de divin: c'est l'imitation exacte d'une belle nature, telle qu'elle nous est offerte dans la plupart des statues d'empereurs qui sont parvenues jus- qu'à nous; c'est une pose toute semblable et le même jet de draperies, avec les légères différences qui sont inévita- bles dans ce genre d'accessoires. L'aigle n'est point un attri- but qui fut étranger à ces maîtres du monde; ct l'on n'i- gnore point que la flatterie se plaisoit à leur prodiguer les symboles de tous les dieux. C'est donc probablement l'i- mage de quelque empereur, dont on a fait celle de Jupiter. Au reste, la tête qu'on lui a donnée est d'un très-beau ca- ractère; et la statue mérite elle-même des éloges pour la correction du dessin et la vérité de l'exécution. Il n'y a point d'autres restaurations dans ce monument que celle que nous avons indiquée; dans l'aigle, il n'y a (Tirée de la Villa-Borglzcse. Marbre grec; hauteur, 5 pieds 3 pouces 1,705 111-) J UN O N. On rcconnoît ici la Reine des dieux à la lbcliuté sévère de H PÎ- 1- scs traits et au diadème qui est son attribllî, SÎHOn exclusif parmi les déesses, du moins éminemment caractéristique: c'est un ornement qui ne la quitte jamais, et seul il suffit souvent pour la faire reconnoître. 1