LES DESSINS DU LOUVBE Cette abondance du Parmesan se trouvait encore stimulée. Il se mêlait de gravure et fort habilement. On lui doit même la découverte des planches au noir et au b]ouo_ Cotto passion daquafortiste renouvelait chaque jour sa verve et multipliait ses dessins. Elève de ses deux oncles Michel et Hilaire, le Mazzola subit l'influence de Jules Romain; mais le Corrège le séduisait bientót. Dès l'âge de seize ans, il décorait le baptistère de l'église de Mnnauciado, a Parme, Pou après, Rome Yattirait. Clément VII le protège. Il continue les peintures de la salle des Papes, commencées par Jean dà Udine. Le sac de Rome en 1527 le surprenait au milieu de ses travaux (jommo uu outre pro- togène, les reitres Pépargnèrent le premier jour, mais le lendemain il dut payer ranoon. Il s'enfuit à Bologne; les églises lui commandent nombre de saintes Famillag Vers cette époque, Charles-Quint arrivait dans cette ville pour être Cüufonné dos mains du Pape. Cette circonstance célèbre servait le Parmesan. Il pouvait étudier aux repas de PEmpereur, le visage austère du sombre potentat et faire de mémoire son portrait. 111e représente lauré; Hercule enfant lui offrait le globe du monde. Ce symbole do victoire or, do monarchie universelle flatta le souverain; la justesse expressive de sa personne ainsi obte- nue le stupéfia; l'artiste ressentit les effets de sa munificenga De retour a Parme, le peintre recevait de sa patrie un aoouoij touchant et la COHSOIait de la mort du Corrège. L'église de la Madone della steccam le montre de reste. Le chapitre vou. lant recouvrir de fresques la voüte et la grandearcade, désigna 1a uouvoau vouu_ Bientót trois figures Moise, Adam et Ève, prenaient pügggggion des arcs du dóme et Sem_ blaient promettre une suite merveilleuse. L'ardeur étrange de Mazzola pour llalchimie le détournait, hélas! de cet ouvrage. Sommé par les gens de justice de poursuivre une oeuvre payég d'avance, ijso retirait certain soir à Casal Maggiore et cherchait avec rage la pierre philosophale. Il trouva la fièvre , une fièvre mortelle, dans cette folie curieuse. et cessa de vivre a trantrasiX au; ' 11' wl _î .1 f J w ÎI" 111 Le Louvre renferme cent treize dessins du PHPmBSäH et Soixante quatre attribués. La plupart sont des plumes avec bistre. Les sanguines, fort nettes dans leur moelleux ÎPHCÉ. expriment la douceur savante du maître. Au nombre des compositions de tous genres, on remarque plusieurs croquis pour la fameuse décoration de la Steccata : Moise, crayon estompe par le temps mais d'une belle allure indignée. Le législateur presque nu est assis sur des fragments d'architecture; d'un mouvement terrible, il projette les tables de la loi. Femme drapée debout. Décoration architecturale, etc., etc. Des recueils de fac-simile ont répandu beaucoup de dessins du Parmesan. Nicolo del' Abbate, l'un des chefs de notre école de Fontainebleau, importa chez nous le style de Mazzola.