85 i SALLE l ment les deux nefs lambrissees en berceau, avec cntraits et poincons apparents. Ces lambris, ainsi que les piliers et statues des rois, etaient peints et doresk Corrozet 2 nous a conserve le catalogue des rois dont les efligies decoraient les piliers isoles ou adosses. Des supports avaient etc reserves pour les successeurs de Philippe le Bel, puisque ce memc Corrozet nous donne quarante-deux noms jusquüi Ce prince, et depuis, onze rois dont les statues ont etc posees apres la reconstruction de la salle. Il annonce en outre que les statues des rois Frzinqois l", Henri Il, Francois Il et Charles lX doivent etre prochaine- ment montees sur leurs supports vides. ll y avait donc place pour cin- flllante-sept statues. En effet, nous trouvons cinquzinte-cinq supports. Louis XI ayant fait enlever deux de ces statues pour les loger aux deux cotes de la Cllilpüllü elevee par lui, Gharlemagne et saint Louis, le nom- bre donne par Corrozet est conforme aux indications du plan, car on ÜIJSCPVOPa qu'il n'existait pas de statues aux deux angles O, non plus que sur le trumeau de la porte G. Des bancs de pierre etaient disposes latera- lement dans les renfoncements formes par les alleges des fenetres. Notre figure 6 donne en A une travee double le long des murs de la salle, et en B une travee des piliers de Fepinc. La salle du Palais de Paris etait clevce (Yapres un programme qui ne touchait en rien ala defense de la place. Lorsqu'elle fut batie, en elfet, il Ifetait plus question de considerer le Palais comme un chateau tortille DPOpre a la defense. Le Palais n'etait plus au xiv" siecle qu'une demeure Souveraine et le siege du parlement. Cependant les dispositions feodziles sont encore apparentes ici; la salle basse conserve sa disposition secon- daire, n'ayant de communication qu'avec les cours, tandis que de la salle haute on pouvait se rendre aux galeries, a la sainte Chapelle et aux appartements. Mais si nous jetons les yeux sur le plan de la grandsalle du chäteau de Coucy, salle qui fut reconstruite patr Louis (Fürleans pendant les pre- mieres annees du xve sieclc, nous voyons que le programme du chateau feodal est ici rigoureusement rempli. La salle basse n'est nullement en communication avec les defenses, tandis que la salle haute donne a la fois acces a tous les grands appartements, a la chapelle, aux tours et fronts de la defense (voy. CHATEAU, fig. 16 et 17). Ce meme programme est rempli encore d'une manicre plus com- plete dans le ehateau de Pierrefonds, construit d'un seul jet par ce prince et suivant des dispositions tres-ztrretees. A Coucy, Louis (l'Orlean5 avait du conserver des tours et courtines anciennes et tout un systeme de defense du commencement du xmc siecle, fort bien entendu et complet. A Pierrefonds, il avait carte blanche, et ce (jhflLgau ggqeya 1 Voyez Sauval, t. II, p. "Z Antiquitäs de Paris, p.