523 [ PROFIL ] sont a peine sensibles, et qui nous conduit, sans soubresauts, du rep- tile a l'homme. C'est pour cela que nous donnons reellement a cette architecture, comme a celle de la Grece, le nom d'art, dest-a-dire que nous la considcrons comme une veritable creation, non comme un accident. Ne perdons pas de vue les exemples precetlentsjDans ces exemples, la meme methode de trace est adoptee ; Fexperience, le besoin auquel il faut. satisfaire, le sentiment d'un mieux, d'une perfection absolue, guident. evidemment l'artiste. Il s'agit de soumettre la matiere a une forme appropriec a l'objet, en la degageant. de tout le superflu, en lui donnant l'apparence qui indique le mieux sa fonction. Les architectes ne se contentent pas encore des resultzits obtenus, car Fhieratisme est l'oppose de cet zirt, toujours en quete de nouvelles applications, tou_ jours cherchant, mais sans abandonner le principe createur. Dans ces derniers exemples, la matierc a etc reduite deja a son minimum de force; 2ll110ll1dPlP encore les resistances, cfetait. se soumettre aux cvcntualites les plus desastreuses. Mais le minimum de force obtenu, il s'agit de donner a ces membres une apparence plus legere, sans inquieter le regard. Les architectes ont observe que les nerfs saillants ajoutes aux boudins donnent a ceux-ci une apparence de fermete, de resistance qui, loin de detruire l'effet de legerete, Faugmente encore. Ils observent que les corps soumis a une pression, comme les arcs de pierre, resistent en raison, non de leur surface ifeelle, mais de la figure donnee a cette surface. Le principe que nos ingenieurs modernes ont applique avec l'exact.e connaissance des lois de resistance des corps, a la fonte de fer, par exemple, les architectes du moyen fige cherchent a l'appliquer a la pierre, mais en tenant compte des qualites propres a cette HIILÜÄEPG, qui est loin d'avoir la force de cohesion du metal. En etfel, si une colonne de fonte dont la section horizontale (fig. 24) estA rcsiste a une pression beaucoup plus considerable que celle dont la section estB (ces deux sections ayant d'ailleurs la meme surface), il est tivident qu'on ne peut donnera une colonne de pierre la section A, parce qu'il y aurait rupture sous la charge en a. Mais si une pile de pierre, au lieu (Fetre "taillee suivant la section horizontale G, est taillee sur le panneau D (a surfaces egales d'ailleurs), la pile D devra resister a une pression plus forte que celle t], les evidenlents n'etant pas assez pro- nonces pour qu'on ait a redouter des ruptures en b. A l'oeil, la pile D paraitra et. plus legere et plus resistante que celle G. Ajoutons encore que la pierre a bätir, etant extraite en parallelipipedes, a surfaces egales de lits, le morceau D est plus voisin, taille, de Fequarrissement du bloc que le morceau G. Le panneau D profite mieux de la forme naturelle de la pierre que le panneau G. Mais pourquoi la pile D resistera-t-elle mieux a une charge, a une pression, que la pile C, puisque, apres tout, le developpement de la paroi externe ne donne pas pour les pierres. comme pour le metal, une croüte d'autant plus resistante qu'elle est plus etendue, les sections etant que la section D, presen-