427 P 0 R T li ces des apotres. Il est a croire que cette porte passa, au moment ou elle fut. batie,poui- un chef-donnera, car on la retrouve exactement eopiee, sauf quelques details, a la base du pignon meridional de la vathedrztle de Meaux, mais par des mains moins habiles. Il nous faut citer encore, parmi les portes du milieu du X1118 siecle, remarquables par leur execution et leur composition, celles de la sainte. tthapeelle de Paris: celle meridionale (lutranssept de teglise abbatiale (le Saint-Denis, decouverte depuis peu,_et qui fut malheureusement mutilee pentlant le dernier siecle pouifgconstruire un couloir entre lY-gltse et la maison des religieux. (Jette porte est., comme sculpture, une teuvre incomparable. et jamais la pieifre ne fut traitee avec plus tthabilete. "E Latin du xmt siecle et le xtv" siecle nous fournissent des exemples tle portes bien (tomposees et d'une executionfexcellente; mais, cepen- dant, ces ouvrages sont tous empreints d'une: 1naigreui' de style qui l'ait regretter les conceptions incomparablesfÄidu commencement du xme siecle. Les details (Pornements ne sont pltis a Fechelle, les figures sontpetites et les sujets confus. Les formes geometriques l'emport.ent. sur la statuaire, Fenveloppent et la ifeduisentfia un role intime. Les profils se multiplient, et a force de rechercher la variete, les artistes tombent dans la monotonie. (lependant nous serions injustes si nous ne constations les (jualites qui (listinguent. quelques-unes de ces com- positions. Bien des fois, dans cet ouyrage, nousÄaxfons l'occasion de citer teglise Saint-Urbain de Troyes, monument des dernieres annees (lu Xllle sietzle, et dont la structure comme les details ont une grande valeur. Cette eglise possede une porte centrale a-Foccitlent, dont la composition est originale et gracieuse. La porte principale de Feglise Saint-Urbain s'ouvrait sous un porche qui ne lut pas acheve. Elle est (lepourvue de voussures, le formeret de la voüte du porche lui en tenant lieu. Sur le trumeati central (voy. figure 69), s'elevait, croyons- nous, la statue de saint Urbain, pape 1. Dans une riche colonnade sur- montee de dais, il droite et a gauche, sous le porche, ne formant pas ebrzisements, devaient etre posees diverses statues, comme sous le porche de teglise Saint-Nicaise de Remis. Deux de ces statues, pres des pieds-droits, se (ietachaient plus particulierement desgroupes jiostes sous la colonnade, et portaient. sur deux piedestaux saillants f Cette statue n'a pas ete posee, Yeglise n'ayant pu etre acheväe. Le pape Urbain IY, qui etait de Troyes et avait fait les fonds necessziires a la construction (le Feglisc, etaut mm-L en 12261, les travaux (lurcut etre suspendus, faute de ressources suffisantes, vers 11s derniürcs anuees du Xlll" sieeie. Il y a tout lieu de croire que la statue du trumean (levait represeuter Saint Urbain. Sur beaucoup d'autres portes, a dater du milieu du xiu" siecle, on voit un PGFSÜÜÜÜSO saint, et non le Christ, bien que le linteau et les tympans representent le Jugement ilernier. C'est ainsi qu'a la belle porte meridionalc de Wglise nblmtiale rie Saint-Denis en France, que nous avons citäe plus haut, on voyait la statue du saint eveque de Paris sur le trumeuu, tandis que le linteau representait le ugenlent de: