67 [ PEINTURE ] nioflele. Nos artistes en France, en ce qui touche au dessin, abobser- valion juste du geste, de la composition, de l'expression rne1ne,s'en1a11- ciperent. avant les maitres de tltalie; les peintures et les vignettes des manuscrits qui nous restent du Xllle siecle en sont la preuve, et cin- quante ans avapt Giotto nous possedions en France des peintures qui avaient deja fait faire a l'art les progres qu'on attribue a leleve {lirnabue De la fin du X112 au xve siecle le dessin se modifie. D'abord rive aux traditions byzantines, bientot il rejette ces donnees (zonven- tionnelles decole, ilcherche des principes derivant d'une observation de la nature, sans toutefois abandonner le style; Petude du geste atteint bienlol, une delicatesse rare, puis vient la recherche de ce qu'on appelle l'expression. Le modele, sans atteindre a Fcfet, s'applique a marquer les plans. On reconnait des efforts de composition remarqua- jlles des la seconde moitie du xiue siecle. ljidee (lramatique est. admise, es sceues jrrennent parfois un mouvement d'une energie puissante. Vers le milieu du xivt siecle, de fin, de deliczit, le dessin penche deja t, Äiiiftifiiltfiäifeiii fTfÄi-ltffifiääi. fil 15213375155 f S22? sible au commencement du xve siecle, a ce point que le laid s'introduit dans l'art. de la peinture, et arrive trop souvent a s'emparer de toute forme. En meme temps on reconnait que Fhabilete de la main est extreme, que les artistes possedent des procedes excellents, et qu'ils poussent a Fexces la recherche du detail, la minutie dans Fexecution, dans Fetude des accessoires. La coloration subit des transformations moins rapides : Fharnionie de la peinture monumentale esl. toujours soumise a un principe essen- tiellement decoratif; cette harmonie change de tonalite, il est vrai, mais c'est toujours une harmonie applicable aux sujets comme aux Ornements. Ainsi, par exemple, au xne siecle,cette harmonie est abso- lument celle des peintures grecques, toutes tres-claires dans les fonds. Pourles figures comme pour les ornements, ton local, qui est la cou- leur et remplace ce que nous appelons la demi-teinte; rehauts clairs, PPGSquc blancs, sur toutes les saillies; Inodele brun egal pour toutes les nuances; finesses soit en clair sur les grandes parties sombres, soit en brun sur les grandes parties claires, afin d'eviter, dans l'ensemble, 188 taches. Couleurs rompues, jamais absolues2, au moins dans les grandes parties; quelquefois emploi du noir comme rehauts. L'or admis comme broderie, comme points brillants, nimbes; jamais, ou tres-rarement, comme fond. Couleurs dominantes, l'ocre jaune, le brun POHge clair, le vert de nuances diverses; couleurs secondaires, le rose POHPpre, le violet pourpre clair, le bleu clair. Toujours un trait brun Il il manque a nos artlstes un Vasan un a olofflste cxcluslf. Ces! un malheur" mars c l r P e v fil dlmmue-t-xl leur mürite? et est-ce ä nous de leur reprocher l'oubli oü nous les avons laxssäs? Ü Cela provxent des procedes employes. amsx que nous Fmdxquerons tout a lheure.