[ (marre ] 452 tombeau du saint par les ouvertures nlenagees dans le mur du mar- tyrium, faisaient leurs oraisons devant l'autel, et remontaient. par l'autre escalier. La crypte de la cathedrale de Ghartres avait un martyjrium tres- etroit, mais un deambulatoire avec chapelles d'une grande etenduek La crypte de Feglise abbatiale de Saint-Denis presentait ces memes dis- positions des avant la reconstruction entreprise par Sugcr; l'illustre abbe les conserva en rebatissant lc rond-point, et ajouta de vastes cha- pelles au deambulatoire pourtournant le martyrium, auquel il laissa sa forme primitivet, ne voulant pas, probablement, toucher a ce lieu con- sacre. Cependant ce fut Suger qui enleva les reliques de saint Denis et de ses deux compagnons de la crypte ou elles etaient deposees, pour les placer sous l'autel des martyrs, au fond du sanctuaire3 (voy. AUTEL"). Une des cryptes les plus vastes qui aient etc elevees est certaine- ment celle de l'abbaye de Saint-Benigne de Dijon. Cette crypte existait des le Vle siecle sous le sanctuaire de leglise batie par Gregoire, eveque de Langres. En 1001, Guillaume, abbe de Saint-Benigne, entreprit de reconstruire Feglise et les cryptes. D. Planclier4 veut que Guillaume n'ait fait que reparer l'ouvrage de Feveque Gregoire, et qu'il ait seule- ment bati en entier la rotonde qui se voyait derriere l'abside. Quant. aPeglise, nous ne pouvons savoir s'il la reconstruisit ou s'il la repara, parce qu'elle fut totalement rebatie a la fin du xui" siecle; mais des decouvertes recentes 5 ont mis a nu les restes du martyrium renfermant le tombeau du saint et les caveaux de la rotonde y attenants: or ces constructions sont identiques et possedent tous les caracteres de l'ar- chitecture barbare du commencement du x18 siecle. Il faut donc voir la un monument de cette epoque; cependant il est certain que Pabbe Guillaume conserva des massifs appartenant a des constructions ante- rieures; on reconnait des soudures, on retrouve des fragments d'un monument plus ancien remployes comme moellon. Le plan souterrain de cet edifice, unique en France (fig. 5), fait assez voir que les cryptes primitives setendaient au dela des parties A, sous les transsepts de l'ancienne eglise. (Yetait dans ces deux galeries A que devaient aboutir probablement les escaliers de la crypte de Feveque Gregoire. Peut-etre, du temps de Guillaume, ces zmttiens escaliers zivaient-ils ete deja supprimes ou juges insuffisants, puisqu'on en avait ' Voyez la Monographie de la cathäclrale de Chartres par M. Lassus, publiäe par le Ministre de l'instruction publique et des cultes; et la Description de la catheklrale de Clzartres, par M. Yabbü Bulteau. ' Le martyrium de Saint-Denis date du 1x9 ou xi siäcle H Voyez le mot CHASSE, Dictionnaire du mobilier franpais. ' llist. de Bourgogne, t. I". 5 Des fouilles exäcuträes en novembre 1858, sous la direction de M. Suisse, architecte, ont fait reparaitre les restes de la crypte de Saint-Bänigne et l'otage infürieur de la ro- tonde. Ccs prücieux dfäbris, consolidäs, sont visibles.