1 CONSTRUCTION ] 88 [ YÜUTES ] geur et conservent du champ, ainsi qu'on le voit en D. Prenant moins de largeur de E en F, leur trace sur le tailloir des chapiteaux occupait moins de place, exigeait un evasement moins considerzible, et s'accom- modait mieux aux penetitations ; n'ayant plus qu'une arete mousse en G ou un simple boudin, la retombee biaise sur les tailloirs n'offrait plus les surfaces gauches et genantes que donnaient les arcs dont la sec- 47 ition etait G. Peu a peu les zirchitectes renon- _A_ cerent meme a cette section C pour les arcs- T douhleaux, et adopterent. des sections analo- L gues a celle H, offrant de meme de I en K une U xrmr" grande resistance de champ, et de L en M une resistance suffisante de plat pour eviter les tor- sions, deja maintenues par les remplissages des c voütes. C'est ainsi que chaque jour, ou plutot T apres chaque tentative, les architectes arri- vaient a supprimer, dans la construction des voütes, tout ce qui ifetait pas absolument in- f sa dispensable a leur solidite; qu'ils abandon- "J naient les dernieres traditions romanes afin E "i? F d'obtenir : l" une plus grande legerete; 20 des facilites pour asseoir les sommiers, puisque V, g ces sommiers allaient dorenavant commander la construction des piles, et, par suite, de tous j les membres inferieurs des edifices. Trf Mais nous sommes oblige, au risque de pa- raitre long dans notre expose du systeme des H voütes gothiques, de proceder comme les con- L v1 M structeurs de ce temps, et de suivre, sans la [J , quitter un instant, la marche de leur progres. CIL j Puisque ces constructeurs avaient admis l'arc- i, (ri boutant, dest-a-dire une resistance opposee C. p sur certains points aux poussees des voütes, il K, fallait bien reunir ces poussees et faire que leur K resultante n'agit exactement que sur ces points a. isoles; donc, il etait de la derniere importance que les arcs-doubleaux et les arcs ogives se penetrassent de facon : l" que la resultante de leurs poussees se con- vertit en une seule pression au point oü venait buter la tetede l'arc- boutant; 20 qu'aucune portion de poussee ne püt agir en dehors ou a cote de cette resultante; en un mot, de facon que le faisceau des poussees füt parfaitement dirige suivant une seule et meme ligne de pression au moment de rencontrer Parc-boutant comme un obstacle. Des voütes dont les sommiers etaient poses conformement a la figure 46 ne pouvaient atteindre ce resultat absolu; leurs pous- secs devaient etre et sont en effet diffuses, et ne se reunissent pas exactement en une resultante dont la direction et la puissance puissent