387 [l CLOCHER ] Le lletail (le l'un (les ilÜglPS de la leur (lig. T1) fera comprendre le ll]0llt' (le (ronsIruf-liaixi zulfiple. ainsi que l'heureuse composition de ces zmglf-s zijoures dans quelques pan-lies, connue pour elablir une transi- limi entre lc plein des piles et le vide de letmosphere. ("jetait lä, en effffl, une (les prefurcupaliens des archilecles du X111" siecle : ils (vrai- gnaient les silhouetles pleines et rigides; il semblait. qu'ils voulussent, dans les consiruclions se (lelachzint sur le ciel, evitcl" le brusque pas- sage du plein au vide. Ce principe, qui indique un sentiment ires-lin des formes cxterieures de l'architecture, qui allegit et grandit les editices en 165 faisant se fondre, pour ainsi dire, dans le ciel, pousse ä Fexces, conduisit peu 51 peu les architectes ä executer les dentelles de pierre du xv" siecle, 1 a 3 G7 N11 Nous donnons (fig. 72) le quart du plan de Fetzige superieur du clo- cher de Saint-Perce sur lequel (levait skilever la tlbche de pierre. Ce plan indique, en A, la disposition des pinacle-s des (pnitre angles, celle des quatre baies, et comment, Yoctogont- s'inscrit dans le carre, A dater de cette epoque (milieu du XIIIF siecle), on ne trouve plus guere de clochers isoles. Dans la France proprement dite, les clochers tiennent aux facades des egliscs ; ils participent ii leur composition genc- rale, et ne deviennent reellement clochers qu'au-dessus du niveau des collateraux et des murs des nefs; cependant, jusque vers la fin du x11? siecle, les architectes ont le soin de reculer les pignons des charpentes des hautes nefs au deläi de Fepaisseur des clochers, de ma- niere ä leur permettre de se delacher plus librement au-dessus des grandes voütes. Ainsi sont disposes les deux clochers de la facade de la cathedrale de Paris : une galerie ä jour les reunit ä la hauteur de la