cmuymmu; 250 quiensevelir un mort aupres des monuments elevos 51 la memoire des martyrs, cela devient profitable 51 l'aine du defunt. Lorsque les eglises purent, selever sur le sol, on voulut ctro enterre, sinon dans leur enceinte, ce qui ifetait pas permis dans les premiers siecles, au moins le plus pres possible de leurs murs, sous fägout du toit, et ces eglises furent bientot" entourees de vastes champs de repos. Mais, dans les villes populeuses, on ne tarda pas 51reco1111aitrfrles in- convenients et les (langers meme de cet usage. Les eglises devaient grouper autour d'elles certaines (lependances necessaires. Au milieu des cites encloses de murailles, le terrain devenait rare 51 mesure que la population augmentait, et il fallut, renoncer 51 conserver ces enceintes uniquement destinees 51 la sepulture des morts. Vers la fin du xnc siecle, les eglises commenceront 51 recevoir, sous leur pave, les corps de leurs eveques, de leurs abbes, chanoines, puis des princes, (les seigneurs, et meme, vers la fin du XIIIÜ siecle, de laiques roturiers assez riches pour obtenir cette faveur. Dans les campagnes et. les petites villcs, les eglises conserverent leurs cimetierfls autour de leurs 1nurs. (les cimetieres contenaient.habituellement, outre les tombeaux, une chapelle, une chaire 51 precher et une lanterne des morts (fvoyez ces mots). (Quelquefois des portiques eleves le long des murs de (flo- ture servaient de promenoirs et de lieu de sepulturfw reserve 51 des familles privilegiees. Il fallut, dans le voisinage des grandes villes, ou souvent a l'abri de leurs murs, etablir des (fimetieres, ceux qui entou- raient les eglises ne suffisant plus, ou les habitations priveesaya11t peu 51 peu empiete sur les terrains sacres. Ces cimetiei-es, qui, le plus souvent, servaient. de lieu de retraite la nuit aux malfaiteurs et aux prostituties, (lurent titre enclos; ils devinrent alors des lieux d'asile. Pendant la guerre, les cimetieres des campagnes etaient ronsideres par les paysans co1nn1e des enceintes inviolables; ils y deposaient leurs instruments aratoires, leurs meubles et 111151111) leurs bestiaux: Granl fu la guerre, si süzsmai As cimetieres tot atraient, Ne laissoent rien as maisons POP robäors e por larruus 1. w (sinquibtcm La nuit, la lanterne des morts, sorte de colonne creuse au sommet. rle laquelle brulait une lampe, zlvertissait les etrangers que la etait un chanlp de repos. Cette lanterne etail. aussi destinee a conjurer les appa- ritions de mauvais esprits, vampires, loups-garous, qui causaient la "terreur (les populations du Nord et de Füuesl, : a Item en ungaitlre, ou cixnetire, estant vn Escoce, estoit une biere u dont par nuit yssoit une chose nonnnecz gargarozzf", qui devoroit et occioit quant que trouvoit? w ' Le Roman de Rou, vers 15978 et suiv. ' Voyez lu. Präl". (les Glarun. de Normandie, par Francisque Dlichcl, p. Xlij"