230 [ cnmsa" j jusqu'alors nous regarderons l'opinion que nous venons (lemettrc comme etant la plus probable. Un nous objectera peut-etre que, lorsque les Inaitres des oeuvres en venaient a la reconstruction de la nef apres avoir acheve celle du choeur, il leur etait facile de. reparer leur erreur, et, de prolonger l'axe du sanc- tuaire pour en faire l'axe de la nef nouvelle. Certainement cela leur eut ete facile, s'ils neussentthi soit. conserver de vieilles fondations, soit S8 raccorder avec une facafle deja filevtäo de quelques metres, soit. enfin, Hdlllülltlllt qu'ils neussent ni fondations anciennes a conserver, ni faqades a respecter, se tenir entre des lignes de batiment-s presque tou- jours accoles aux murs de lrglise, tels que cloitres, salles capitulaires, IOgis, que l'on voulait, conserver parce qu'on ne pouvait s'en passer, lneme temporairement. (les constructions que nous admirons genaient fort les chanoines ou les moines, et il fallait, la ferme volonte des abbes, üu x11" sircle, et, des eveques, au xiu", et. leur souveraine puissance, pour vaincre des oppositions nombreuses dont nous retrouvons les {Faces meme encore aujourdliui. Or tous ceux qui sont appelesti fliriger des constructions savent quelles sont les diftieultes incessantes que SOuIevent ces oppositions de charluejouis, quelles que soient la fermete et, la volonte du niaitre. Il n'est pas surprenant que les architectes (les xne et Xltlc siecles n'aient pas eu leurs coudees franches, et aient ätä conduits souvent, par des motifs bien miserables, a des erreurs ou (les irregularitcs qui nous paraissent inexplicables aujourd'hui. CHRlSTtJEsrs-l. Nous ne tenterons pas de faire l'histoire des pre- Hliifres representations peintes ou sculptees de Jesns-Ghrist, zipres les lPavaux des Giampini. des Eekel, des du (lange, des Boltari, des Bosio, des dAgiinvoui-t, et. ceux plus recents de M. Raoul Roehellel, de M. Di- dron "l, des Blt. PP. Martin et Cahier? Avant Tepoque dont nous nous Occupons particulierement, les representations du Sauveur sont (liverses. Les plus anciennes, celles que lion trouve dans les catacombes de ltome et sur les sarcophages chrotiens, nous montrent Jesus sous la forme d'un jeune homme imberbe, portant le votenlent romain, la tüte nue avec de longs cheveux ou (feinte d'un iliadiamc ou d'une ban- delette, et tenant a la main le zfnluvnen antique roule. Cependant, des 110e epoque ifeotlltäe, on pretendait posseder des portraits authentiques (10 Jesus-Ghrist. Saint Jean Damasciztie dit qu'une tradition accreditec de son temps reconnaissait un portrait de Jesus empreint sur un mor- ÜÜHU d'amas par le Sauveur lLti-IHÜHIE, pour satisfaire au desir d'Al)- gare, roi dlildesse. Pendant les premiers siecles de Pläglise, il circulait un signalenleitt (apocryphe, il est vrai) de Jesus, envoye par Lenlulus au senat; ce signalement, par son imciennele, sinon par son origine TÜUS que douteuse, n'en a pas moins une grande valeur, car" il est men- ' Disc. sur les t-ypcs imitalifv de l'art cIu-dlien ' Iconographie chrdticvzwne " Hfälazzvyes archäol. z Ifitrazzw de Bünryes.