ARCHITECTURE MA d'attaque et de defense, soit en laissant parfois les vieilles murailles sub- sister en arriere de nouveaux ouvrages, soit en detruisant quelques points faibles, comme a Langres, pour les remplacer par des grosses tours rondes ou carrees munies d'artillerie. A la lin du xv" siecle, les ingenieurs parais- sent chercher Z1 couvrir les pieces d'artillerie; ils les disposent au rez-de- chaussee des tours dans des batteries casematees, reservant les couron- nements des tours et courtines pour les archers et arbaletriers ou arque- busiers. Il existe encore un grand nombre de tours qui presentent cette disposition; sans parler de celle de Langres que nous avons donnee (fig. 119, 50 et 5 l), mais dont le couronnement detruit ne peut servir d'exemple, voici o_ 1 z 5 4. 5,) "m" f " luuullf t la X q; P111 une tour carree dependant de la defense fort ancienne du Puy-Saint- Front de Periguetix, et qui fut reconstruite pour contenir des bouches 5L feu ä rez-de-chaiusseel destinees ä battre la riviere, le rivage et l'une des deux courtines. Le rez-de-chaussee de cette tour, peu etendu (fig. 52), est perce de quatre embrasures destinees a de petites pieces d'artillerie, sans- compter une meurtriere placäe ä l'angle saillant du cote oppose ä. la rivicre. Deux canons (que l'on changeait de place suivant les besoins de 1a de- fense) pouvaient seulement etre loges dans cette batterie basse voütee par" un berceau epais de pierre de taille, et ä Fepreuve des projectiles pleins lances en bombe. Les embrasures des canons (Hg. 53) sont percees horizon- talement, laissantjilste le passage du boulet; au-dessus, une fente hori- zontale permet de pointer et sert d'event pour la fumee. Un escalier droit conduit au premier etage, perce seulement de meurtrieres d'arbaletes ou d'arquebuses, et le couronnement est garni de mächicoulis avec parapet continu sans creneaux, mais perce de trous ronds propres a passer le bout de petites coulevrines ou (Yarquebuses a main 2. (Tetait 151 une mädiocrc defense, et il etait facile ä l'ennemi de se placer de maniere a se trouver en dehors de la projection du tir. On reconnut bientot que ces batteries couvertes etablies dans des espaces etroits, et dont les embrasures n'em- brassaient qu'un angle aigu, ne pouvaient demonter des batteries de f Les courtines voisines datent du X1112 sibclc. felevä fort exact de cet ouvrage de däfensc. 2 V0y. MEUnTnIEnE, TOUR. C'est Ahadic que nous devons le