323 TRAIT POUDRIS gfrcgeois parait exactement avoir etc connu, puis employe frequem- ment, chez les Occidentaux apres les premii-res ffroisades. Dlapres lllarchus, le feu gregeois etait ainsi compose : a Prenez a du soufre pur, du tartre, de la sarcocolle (espece de resine), de a la poix, du salpetre fondu, de l'huile de petrole et de l'huile ale a gemme? Faites bien bouillir tout cela ensemble. flfrempez-y en- (t suite de feloupe, et mettez-if le feu. Ce feu ne peut etre eteint a qu'avec de l'urine, avec du vinaigre ou avec du sable. Il est a croire que cette composition etait souvent employee a l'etat liquide ou du moins a lletat ductile; car, dans le traite de Constantin Por- phyrogwänettä sur l'adminisl.ration de llempire, l'empereur, laissant" a son (ils des instructions, ecrit ceci : a Tu dois par-dessus toutes a (flIOSOS porter tes seins et ton attention sur le feu liquide qui se t! lance au moyen de tubes.... Ce feu devait Stre prepare dans la ville imperiale et non ailleurs 1. Mais les Grecs employaient. aussi, comme on l'a vu plus haut, les fusees chargtfzes d'une composition fusante, et ce dernier proeede prevalut, en faisant oublier, a mesure qu'il se perfeelionnait, le feu giwigeois, par la raison que la combustion de la matiere fusante, du melange de soufre, de salpifatre et de charbon, imprimait un mouvement rapide au tube menue qui la contenait. 'l'outefois ces engins ne pOUVitlOHl, modifier la. tzictitiue; leur portee etait a peu pres nulle, ou ulagissait que comme le font encore nos fusees, (370St-ft-fllF6 d'une maniiare irreguliere, alors surtout que la composition de la poudre etait Lies-imparfaite. Cette imperfection dans la fabrication de la poudre produisait necessairement. (les resullats inattendus qui furent lloecasion d'ap- plications partieulieres. Ces tubes ou eartoucehes, beurres diune ma- tiere fusante grossierement prtfeparee et melangee de corps gras ou resinetix, occasionnerent. des intermittences pendant la combustion, et il dut arriver que des parties plus riches en salpetre, äenllammant avec activite, projeterent des fragments de la charge qui ne prenaient feu qu'une fois sortis de llenxfeloppe. (le phenomizne, du il l'imper- fection des melanges, fut ltoeeasion d'un emploi partitizulier de la fusee. Alternant des charges de poudre fine avec des paquets de matieres moins promptes a s'enflammer, on obtint quelque chose (l'analogue a nos chandelles rwnaincsp- c'est-future des tubes qui envoyaienl, a intervalles_plus ou moins lilppHjclltis, des projectiles prenant feu une fois sortis du eylindre. (les sortes de traits a poudre xyez Ilisluire (VITIIIIPPIP, p Fnw 3, 18115.