375 IävEE a Je et mi chevalier acordames que nous iriens sus courre a plu- H sours Turs qui chargoient leur harnois a main senestre en lour a ost, et leur courumes sus. Endementrcs que nous les chaciens H parmi l'est, je resgardai un Sarrazin qui montoit sur son cheval : (f unz siens chevaliers" li tenoit le frain. La ou il tenoit ses deux H mains a la selle pour monter, je li donnai de mon glaive' par u desous les esseles et le getai mort; et, quant ses chevaliers vit u ce, il lessa son signour et son cheval, et m'apoia, au passer que je a fis, de son glaive entre les dous espaules. et me eoueha sur le col a de mon cheval, et me tint si pressei que je ne pouoie traire m'espee U que j'avoie ceinte; si me convint traire Pespee qui estoit a mon s cheval ; et quant il vit que j'oz m'espee traite, se tira son glaive a li a et me lessa 2. Ce passage ne laisse aucun doute sur l'usage des deux epees en campagne. Le rccit du senechal de Champagne est d'une clarte saisis- sante. Etant pousse par le bois du Sarrasin sur l'argon de la selle, le visage sur la criniere du cheval, il ne peut faire usage de Pepee qui etait suspendue a son flanc gauche, mais peut tirer le branc attache a l'argon de devant de la selle. La Iigure '10 presente deux de ces epees d'argon, bonnes pour escrimer a cheval, de taille. Elles sont longues et les lames sont legeres. Celle C, que possede le rnusee d'artillerie de Paris, est fort bonne. Sa lame est allegee par deux cannelures qui n'atteignent pas la moitie de sa longueur (voyez la section de cette lame pres du talon, en A). Le pommeau est epais, lourd, afin de faire contre- poids. Cette arme est facile a manier et bien en main. ljepee D, dont la lame est exactement de la meme longueur, est plus legere en- core que n'est la precedente. La lame n'est allegee que par une seule cannelure (voyez en B la section de cette alemelle pres du talon). Le pommeau, en forme de lentille, est bien pondere avec la lame 3. La figure M montre une epee cl'estoc plus courte que ne sont les precedentes et dont Palemelle, ives-forte au talon (voyez la sec- tion B), est diminuee jusque pres de la. pointe, qui est retaillee et aiguä. Si l'on se servait, au besoin, (le cette arme il cheval, lorsqu'on ne pouvait plus faire Lisage de la lance, elle etait surtout destinoe ' Lance. Histoire de sain! Louis par le sire de Joüzville, publ. par M. N. de Wailly, p. 78. 3 Celte belle Gpäe faisait partie de la collection de M. le comte de Nieuwerkerkc. " Provenant de la mäme (zollection : ces trois Gpäcs datent de la fin du XIIIB siücle.