203 BAUDRIER lorsque vers la lin du xxv" siocle, on reprit les cottcs d'armes ou surcots tros-longs par-Llessus l'armure (voy. ARMURE, Hg. 38). Touto- fois ces bauclriers otaient des ceintures sorräes ä la taille, le plus souvent, mais non la ceinture noble, qui citait portoe au-Qessous des hanches. Ces sortes de baudriers ctaient souvent d'une excessive richesse, orncs dbrfevrerie. Ucpcc y etait suspendue par des courroies et chaincttes; le fourreau muni de quatre bielles posterieilrement et de deux seulement sur la rive anterieure, toujours pour incliner l'arme en avant et la suspendre sans que les mouvements pussent la faire battre dans les jambes (iig. 11 1). En A, est presentee la boucle de ce baudrier, et en B l'attache de la dague du cote droit; car, depuis le milieu du XIV" siecle, on portait avec la ceinture militaire, aussi bien qu'avec le baudrier, Yepee suspendue a gauche et la dague sur la hanche droite. On voit comme Fepee est attache par deux courroies 11 boucles, ce qui permettait de s'en debarrasser sans deboucler le baudrier et par des bouts de cliainettes, atin d'eviter le ballottement de l'arme. Mais dejii, vers la fin de ce sieclc, les hommes d'armes portaient des braconnieres d'acier pour preserver les hanches, avec corselets ou brigantines tres-plastronnes. Cette ceinture a la taille ne pouvait s'accorder avec les liraconnieres, auxquelles etaient attachees les tassettes. On reprit donc, non la ceinture noble militaire du commencement du Tegne de Charles V, mais le baudrier rappelant la disposition "de celui du commencement du XIVÜ siecle, cfest-a-dire incline sur la gauche et attache a une courroie serrant la taille. Seulement ce baudrier, devant porter sur les braconnieres de fer, fut lui-meme fait de metal, sans cuir sous-jacent (fig. 12 2), tandis que les plaques dbrfevrerie qui ornent le baudrier (Iig. 11) sont fixees sur une courroie de peau. Les baudriers de metal de la fin du XlVc sieele devaient etre articules et attaches, non par une boucle, mais par un mordant ou une Iiche mobile. Les epees suspendues a ces derniers haudriers pouvaient, comme celle de la Iigure il, etre enlevees sans oter la ceinture. C'est qtfen effet alors, ces armes, habituellement tres-longucs, etaienl, fort genantes a cheval, et il arrivait que, pour combattre, on les detachait du baudrier pour les suspendre a l'argon. Souvent une chaine partant du cote droit de la brigantine ou du 1 Statue de Charlemagne, chäteau de Pierrefonds (1395 ä 1400 environ). reproduit toutefois l'armure de 1380 environ (voy. Armmm). 2 Statue du chäleail de Pierrefonds (1395 il 1400). Cette statue