BAUDRIER 1.96 (voyez en A), Fenvcloppait, et venait, en deux parties, passer cousue sur elle-meme (voyez en a). La seconde moitie B etait laissee lache, passait sur la partie anterieure du fourreau. L'une de ses lanicres b entourait le fourreau et venait se nouer a la seconde laniere c, qui etait prealablement passee dans des oeils pratiques dans la courroie posterieure D. Uextremite de cette courroie posterieure, repliee sur elle-meme, etait cousue en e et maintenue par un rivet avec double rondelle en f. En E, est donne le profil de ce rivet. D'autres rivets servaient a bien maintenir la doublure de soie du baudrier a la cuirie. Mais en G ces rondelles n'etaient plus que des oeillets de metal a travers lesquels passait Fardillon de la boucle, fait comme il est indique dans la figure 4. L'avantage de ce moyen de suspension etait de laisser a Pepee une grande liberte de mouvement, tout en la mainte- nant solidement, liberte obtenue par la partie lache de la demi- courroie B. En effet, la courroie posterieure H serrait fortement le fourreau vers le centre de gravite de l'arme et tendait a la ramener derriere la cuisse gauche, mais les deux lanieres t, t, bien attachees a la partie superieure du fourreau, tendaient a ramener Yepee sur le ventre. Entre ces deux tirages en sens inverse, etait la demi-cour- roie B, qui etait assez lache pour faciliter le mouvement de l'extrai- mite de Fepee en arriere, sans cependant lui permettre de depasser une certaine inclinaison. Ainsi, soit en marchant, soit a cheval, l'arme obcissait aux mouvements du corps, mais en conservant son centre de gravite, de maniere a ne jamais donner de secousses. En L, le noeud l est montre par dessous. A la ceinture sont adaptes des pas- sants de metal n, destines a empechcr le cuir de plier et de former corde. Cette facon de suspendre la lourde epee du Xllle siecle (voy. EPEE) parut probablement bonne, car elle persista jusqu'au XlVe siecle, et ne fut abandonnee que lorsque la forme de l'arme fut modifiee; dest-a-dire lorsque les lames, au lieu de posseder un nerf saillant sur les deux plats, recurent au contraire une ou deux cannelures, et que ces lames, par suite, furent relativement pesantes vers la pointe. On ne put plus alors les porter verticalement, ou peu s'en fallait, sur la cuisse gauche; on dut leur donner une trcs-forte inclinaison pour que leur extremite ne risquat pas de battre dans les jambes en mar- chant. Uepee du xmc siecle est au contraire tres-lourde au talon, et devait, a cause de cela meule, etre suspendue presque verticale. Beaucoup de monuments figures du commencement du xrvc siecle