ARC 56 delles, le jaque brode, avec manches Lletolle remhourrees aux epaules, les chausses de peau ou de gros drap, le carquois en verrou derriere Yepaule droite, Fepee au cote gauche, l'arc dont la corde est passee sous Yepaule droite, et a la main gauche l'arme qu'on appelle vouge (voyez ce mot). Son arc n'est pas si grand que celui de l'ar- cher anglais, dont la Iigure 8 donne Yequipement a la meme epoque 1. Cet arc distendu aurait de 1'290 ä 9 metres de longueur. Son bois est mineef la tleche a pres d'un metre de longueur. L'homme est coiffe de 1a eerveliere, vetu de la cotte de mailles a manches courtes avec jaque par-dessus, de manches, de hauts-de-chausses de drap et (le bottes molles. Une longue epee pend a son cote gauche, et sa trousse est attachee a sa ceinture derriere son dos; les lleches pre- sentent leurs extremites empennees sous la main droite. Quand l'archer voulait obtenir un tir rapide, il placait les lleches sous son pied gauche, de maniere a les pouvoir saisir de la main droite sans detourner les yeux du but, ce qui est un point important si l'on veut tirer juste et rapidement. Plus tard, Pequipement des archers se complete de plates, de genouilleres, de greves, et la cerveliere possede un large couvre- nuque. C'est ainsi qu'est arme le franc-archer a cheval de Charles VII. Sa tete est couverte d'une large salade avec ou sans haviere et couvre-nuque tries-saillant. Il est vetu (fig. 9') de la hrigantine avec hautes manches et sous-gorgerin de mailles, cubitieres, arriere-hras et avant-bras de fer. Sous la brigantine apparait la jaquette de mailles, qui couvre le haut des cuisses garnies de cuissards. Les jambes sont armees de greves avec genouilleres, les pieds de solerets et dteperons. Une epee pend ä son cote gauche, attachee a la taille par une mince courroie. La figure 10 montre le meme archer a cheval. Par flerriere, la "trousse consistait en un sac de toile ouvert par les deux bouts, mais avec ligature et coulisse au bord anterieur. Les fers etaient lihres et les empennes prises dans la toile. L'ar- cher prenait la tleche par le fer; la ligature inferieure etant a noeud coulant attachee a la ceinture, des qu'une fleche etait enlevee de la trousse, il suffisait de peser legerement sur cette ligature pour que les sagetles qui restaient fussent toujours serreesUne boucle attachee au haut du sac passait dans une agrafe tenant au dos de la brigan- tine et emlnechait la trousse de basculer. Plus le cavalier faisait de 1 ML-nlc manuscrit. 2 Mauuscr. Bibliotl natiuzL, milieu du xvO sifzcle, Passages ffuufre-nzer.