332 et pierreries. Dans de souliers boronäs le roman des Qufatrv Fils Aymon, est (ÜICSÜOII EL chances de hrx pailc ct solers haro: Nous n'avons pu trouver la siguillcation de ce mot; mais, comme il n'est fait mention dans ce passage que de vetements magnifiques, il est a croire que les souliers borones etaient d'une qualite superieure. C'est pendant Pepoque carlovingienne et jusqu'au x11" siecle que les souliers sont particulierement riches en broderie. Pendant le Xlllc siecle, les seigneurs ne portent guere de ces souliers de prix; mais, au XlVe siecle, le luxe s'empare de nouveau de cette partie du vetement des deux sexes. Dans Flnventaire de Charles V, il est ques- lion de souliers tries-riches : a Unes cendalles de satin azure a {leurs a de lys, comme dessus, et doubles de satin vermeil E1 laz dor et de a soye azuree et en chacune cendalle six boutons de perles? 1) u Ung solier de satin azure brodez de ileurs de lys et doublez comme c dessus et en chacun des dits soliers ung orfrois tout autour et a sur la greve (Fempeigne) semez de menues perles a KK et cou- c ronnes, et le champ diceulx orfroyes de grossettes perles 3. w On voit, dans l'article (JHAussunE, les transformations du soulier. Souvent termine en pointe passablement aigue pendant les x1" et x11' siecles, il prend exactement la forme du pied pendant le X111"; exagere la saillie de Forteil 51 la ün de ce siecle, et tend a s'appointir .1 son extremite anterieure. Cette acuite de la chaussure ne fait qu'augmenter successivement pendant le xive siecle, pour arriver a la poulaine, qui, bien que tres-genante, persiste pendant presque toute la duree du xvB siecle. Ce n'est que sous Charles VIII que cette mode est absolument abandonnee pour tomber dans un exces contraire. C'est alors qu'on voit apparaitre les souliers camus, larges du bout et gonlles; si bien que Henri Baude, dans une de ses ballades, ecrit ce vers : Souliers houliz OIIIUIG npaull enparlant des modes nouvelles. 1 Collect. 2 N" 341,6 3 N" 3457. 4 14835.