331 SOULIER a orfrois de damas tres-largcs, de la devise et semeure de perles a comme sont les deux garnemens dessus escrips et double de satin vermeil comme dessus. D) a Item. une fleur de liz dor pour a fermer sur lespaulle le soq dessus dit l. w Le soq est, d'ailleurs, un vetement de ceremonie, comme la chape, et est porte par le roi dans les solennites : a Item, les chances de soie de couleur de violete, a broudees ou tissues partout de lleur de lys dor et la cote de cele a coleur et de cele euvre meismes, fete en maniere de tunique, dont u les soudiacres sont vestuz 51 la messe, et avecques ce le soc, qui doit a ctre du tout entout de cele meismes couleur et de cele meismes a euvre; et si est fait a bien pres en maniere d'une chape de soie a sanz chaperon 2. w L'article precedent, mentionnant Pagrafe des- tinee a retenir le soq, montre bien clairement que les bords de ce vetement laissaient un bras libre, et les miniatures des manu- scrits, aussi bien que les sceaux royaux, mentionnent frequemment la chape ou le manteau royal ainsi agrafe. (Voy. NIANTEAU, Hg. "24, et SCEPTRE.) La figure '13 donne un soc double dlierrnine, avec garniture de cou de meme, porte par un haut personnage. Ce soq est bleu, la robe est verte et le bonnet mordore. La coupe de ce vetement est celle de la cape (voy. ÜAPE, fig. 7), sauf le capuchon. SOULIER, s. in. (sollers, solters, eschupin). L'article CHAUSSURE presente les transformations des souliers ou du calceus antique; nous croyons utile, toutefois, de traiter plus en detail ici cette partie importante de l'habillement des deux sexes pendant le moyen fige. Il est question de souliers de cuir pour les gens du peuple au xni" siecle : Ses sollers ne sont ä las, Ainz sont de vache et fort 'f. souliers des gentilshommes, ils et souvent ornäs de broderies, Quant aux faits dlbloffe älaient gänbralelnont et mämc de perles 1 Bianuscr. Blblioth. natiom, no" 3445 et 34118 de l'inventaire. 1 Registres de la chrunbre des comptes. 3 Manuscr. Biblioth. IIZIÜOEL, Illirnuer du monde, franqais (1460 environ). 1 Le conte de Boivin de Provins, par Courtois dlh-ras (Barbazau, Fabliqzem et foules, m, p. rm).