Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Inscription des mouvements d`expansion et de retrait du cerveau chez une femme présentant une vaste perte de substance du pariétal gauche
Person:
Brissaud, M. M. Francois-Franck
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit9500/14/
150 BRISSAÜD ET FRANÇOIS-FRANCK. 
fet produit par la même cause sur le volume du cerveau et sur 
celui de la main. 
Le résultat brut de l’expérience, c’est que le volume du 
cerveau ne commence à diminuer que très-tardivement, tan¬ 
dis que celui de la main va rapidement décroissant dès le dé¬ 
but de l’aspiration. 
Mais devons-nous nous retrancher derrière le fait établi par 
l’expérience, et nous borner à le constater, sans chercher la 
raison pour laquelle ce résultat est èn apparence si contraire 
à ce que nous apprend l’observation pure et simple, à savoir 
que le cerveau s’anémie tout aussi bien que la main, quoique 
sa diminution de volume soit à peine sensible, quand on pro¬ 
duit une abondante dérivation vers le cercle inférieur ? 
L’interprétation que nous proposerions de ce fait paradoxal 
est la suivante : 
A mesure que l’aspiration exercée sur le membre inférieur 
soustrait du sang au cerveau, le liquide sous-arachnoïdien vient 
remplir la place qüe laisse libre dans la cavité crânienne le 
départ du liquide sanguin. C’est ainsi que le volume total ne 
diminue pas pendant la première partie de l’expérience, et ne 
commence à diminuer que quand l’anémie cérébrale est de¬ 
venue considérable, comme l’ont démontré à ce moment les 
phénomènes accusés par notre malade (vertiges, éblouisse¬ 
ments, tintements d’oreilles, etc.). 
Cet afflux compensateur du liquide sous-arachnoïdien dans 
la cavité crânienne, à laquelle du sang est soustrait par un 
procédé ou par uh autre, nous paraît devoir rendre égale¬ 
ment compte d’un autre résultat observé par nous sur la ma¬ 
lade de Saint-Louis et que Mosso avait noté de son côté sur 
sa malade de Turin. 
Voici le fait : quand ôft demandait à la malade d’exécuter 
une inspiration prolongée, profonde , on ne voyait pas dimi¬ 
nuer, comme on s’y attendait, le volume du cerveau. Cepen¬ 
dant, le sujet èn expérience exécutait bien l’acte commandé, 
il augmentait l’aspiration thoracique et nous n’observions 
pas la diminution de volume du cerveau que nous attendions, 
connaissant lés effets d’une inspiration profonde et prolongée 
sur le volume de la main. 
-. Le cerveau ne nous semble, pas plus dans ce cas que dans
        

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