Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Recherches sur le mécanisme de la circulation dans la cavité céphalo-rachidienne
Person:
Salathé, A.
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit9495/27/
CIRCULATION CÉPHALO-RACHIDIENNE .‘ill 
1 inspiration constitue une cause d’accélération du courant 
veineux vers les cavités cardiaques, l’expiration une cause 
de ralentissement. 
Il nous reste à signaler une modification que nous avons 
observée assez fréquemment, dans les oscillations respira¬ 
toires, quand la respiration était à la fois large et prolongée. 
Tandis que dans la respiration ordinaire, et surtout dans 
la respiration rapide, la descente de l’ondulation cérébrale 
correspond exactement à l’inspiration, sa montée se ratta¬ 
chant à T expiration, il n’en est plus de même quand les 
mouvements respiratoires sont larges et prolongés. Les oscil¬ 
lations cérébralf,s présentent, alors, un type mixte, le niveau 
du liquide montant au début, de l’expiration dans le tube 
explorateur pour baisser lorsqu'elle s’achève (1). 
Parfois aussi, le liquide s’abaisse au commencement de 
l’inspiration pour s’élever à.la fin de cet acte (2). 
Les oscillations déterminées par la respiration n'ont pas été envisagées de 
la même façon par tous les auteurs. Nous ne saurions passer sous silence, à 
cet égard, la manière de voir de Magendie et de Longet.' Pour ces deux illus¬ 
tres physiologistes, ' si le liquide s’élève dans le tube vissé aux parois dq 
crâne, pendant l’expiration, c'est qu’une partie du liquide cérébro-spinal ren¬ 
fermé dans la cavité rachidienne reflue de celle-ci dans la boîte crânienne 
sous i’influenee du gonflement des plexus rachidiens, l’abaissement du liquide 
en inspiration se rattachant à la rentrée d’une quantité correspondante de 
liquide cejibalo-râchîdièh du crâne dans le rachis. ! 
Mais non-seulement le liquide sous-arachnoïdien n’afflue point dâhs le crâne 
lors de l’expiration, mais, ainsi que nous le verrons plus tard, une partie du 
liquide contenu dans la cavité crânienne se rend, à ce moment, dans la cavité 
rachidienne dont iëê'p’ârô&; présentent des parties extensibles. 
(1) Dans ce cas, les modifications de la pression, sous l’influenced'el’expiratioii 
prolongée, Môkt comparables à celles qu’entraîne l’effort, modifications dont le 
professeur MaLfey a donné l’interprétation : Sous l’influence delà compression 
subie par l’aorte, le sang est chassé vers les artères périphériquè'sidont la 
tension s’élève et dont le débit dévient par suite plus rapide. Il éh rëàirlte une 
diminution de volume’ de l’aorte qui,eh Se ‘vidaüt, -«.perd dé sa tension1 élas¬ 
tique, de telle sorte que l’influence qui pousse le sang vers la périphérie 
faiblit graduellement..Le maximum de tension ne se maintient donc pas dans 
les artères émanées de l’aorte, mais il décroît peu à peu, a mesure que dé¬ 
croît la tension des parois de l’aorte. » (Marey, Physiol, circul. sang., p. 295.) 
(2) : On pourrait s’expliquer encore ces variations de pression dans l’inspira¬ 
tion prolongée. La diminution de l’écoulement artériel, pendant cet acte, en¬ 
traînerait la réplétiou de l’aorte, qui ne peut dépasser une certaine limite, 
au delà de laquelle l’élasticité des parois aortiques entre en jeu, pour favoriser 
l’écoulement artériel. A partir de ce moment, la pression des artères périphé¬ 
riques cesse de baisser.
        

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