Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Recherches sur les nerfs vasculaires de la tète (Suite (1))
Person:
Francois-Franck
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit9489/6/
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FRANÇOIS-FRANCK. 
diées qui forment le muscle dilatateur de la pupille, aussi bien 
qu'avec la paroi des vaisseaux de l’iris, n’en.est pas moms ad¬ 
mis en physiologie. 
La démonstration expérimentale en a été donnée par Cl. 
Bernard, et, à peu près à la même époque, par Budge et Wal¬ 
ler (1851), dont les recherches sont connues de tout le monde, 
et ont été répétées, toujours avec le même succès, par une 
foule de physiologistes.-—- La section du sympathique au cou, 
et la destruction du centre cilio-spinal, ont amené, en piême 
temps que des phénomènes de vascularisation étendus au 
reste de la tète, le rétrécissement de l’iris et la dilatation 
des vaisseaux de cette membrane, de la conjonctive, etc. 
Il résulte de ces faits, que les fibres radiées de l’iris, et 
les fibres musculaires des parois vasculaires (1), empruntent 
leurs nerfs moteurs au cordon ceryical du sympathique, 
qui lui-méme les a reçus de là moelle par les racines des 
3 premiers nerfs dorsaux; et, pour préciser davantage, les 
filets iriens proprement dits passent dans le cordon sympa¬ 
thique par les racines des 2 premières paires dorsales, les 
filets vasculaires par les racines de la 3e (Cl. Bernard). 
Mais il ne suit pas de là que les nerfs vasculaires de l’œil 
proviennent tous de la région de la moelle désignée sous le 
nom de cilio-spinale (R. Wagner) (2). — Le bulbe (Schiff) (3) 
en fournit aussi un certain nombre qui suivent le trijumeau 
(nerfs ciliaires du nasal, par exemple, et racine longue du 
ganglion ophthalmique ; de là sans doute l’existence admise 
par Budge (4) d’un autre centre cilio-spinal, le centre bul¬ 
baire. Ainsi les nerfs vasculaires du globe de l œil lui sont ap¬ 
portés des centres soit par le sympathique isolé (racines du gan- 
(1) Les variations produites dans le calibre des vaisseaux de 1 iris suffiraient 
pour expliquer les modifications du diamètre de la pupille. Les agents qui 
produisent le resserrement des vaisseaux font dilater la pupille ; ceux qui 
amènent de la dilatation vasculaire font resserrer l’iris. Des expériences ont 
du reste montré à Brown-Séquard la réalité de cette influence : un lapin, 
par exemple, étant suspendu par les membres postérieurs, les vaisseaux cé¬ 
phaliques se dilatent passivement par l’effet de la pesanteur, et l'iris se con¬ 
tracte. Ce serait, en définitive, des changements do volume de ce tissu érec¬ 
tile qui produiraient ou la dilatation ou le resserrement do l’iris? 
(2) R. Wagner (Mém. sur les nerfs mot. de l’iris. — In Ann. sc. nat., 1S531. 
(3) Schiff. Untersuch, für Phys, der Nervensys. —Frankfurt am n. Mai 1855. 
(4) Budge (Compend. de Physiol., p. 472).
        

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