Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Les laboratoires de psychologie expérimentale en Allemagne
Person:
Henri, Victor
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit8105/6/
V. HENRI. — LABORATOIRES DE PSYCHOLOGIE ES ALLEMAGNE 613 
essayant d’en déduire certaines lois, mais où on ne s’occupe pas 
encore de processus purement psychiques ni de variations indivi¬ 
duelles : c’est une introduction à la psychologie expérimentale, un 
passage entre la physiologie et la psychologie. 
Tous les travaux dont nous avons parlé jusqu’ici ont été faits dans 
l’ancien laboratoire; voyons maintenant ceux que l’on a faits cette 
année dans le nouveau laboratoire. Les douze travaux entrepris 
cette année, étaient : 
1° Étude de la perception différentielle pour les couleurs spectrales; 
2° Rapports quantitatifs dans le contraste des couleurs; 
3° Clarté spécifique des couleurs ; 
4° Sur les illusions géométriques; 
5“ Étude sur l’appréciation des distances au moyen des mouve¬ 
ments des bras; 
6J Étude sur le sens du goût; 
7° Psychologie du sens du temps; 
8° Influence du rythme sur le pouls et la respiration ; 
9" Étude sur les associations; 
-10° La production des vibrations d’une oreille à l’autre (binaurale 
Schwebungen) ; 
II® Étude sur le sentiment esthétique lié au rapport des longueurs 
dans les figures géométriques; 
12° Sentiment esthétique lié à des combinaisons de couleurs. 
Nous ne nous arrêterons longuement que sur quelques-uns 
de ces travaux, en appuyant surtout sur les résultats nouveaux. 
Nous commençons par le cinquième travail, sur l’appréciation des 
distances au moyen des mouvements des bras, qui, quoique inachevé 
et interrompu, a conduit à des résultats intéressants 1 2 ; le sujet était 
assis prés d’une planche perpendiculaire au plan du front, dans cette 
planche étaient faits des trous disposés sur un arc de cercle, ayant 
pour rayons la longueur du bras ; dans ces trous pouvaient être mises 
de petites chevilles, permettant d'arrêter le mouvement du bras; 
les expériences étaient faites d'après la méthode des plus petites 
différences; le premier résultat obtenu est, que la vitesse du mouve¬ 
ment, restant constante, la plus petite différence perceptible, lorsque 
le mouvement ne dépasse pas 60°, reste presque constante, et il n’y 
a pas de tendance à augmenter plutôt qu’à diminuer la grandeur 
du mouvement, résultat contraire à celui obtenu par Loeb *. 
1. V. Wnndt, Physiologische Psychologie, t. I, p. 129 (lw Auflage). 
2. Loeb, Vliters, fih. den Fûhlraum der Hand (Pflüg. Arch. f. Physiologie, 
Bd 41, p. 101-121).
        

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