Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/65/
CHAPITRE IV. 
55 
gée de sang et passivement distendue, ne présentait pas de mou¬ 
vement, tandis que les autres parties conservaient leur action. 
Mais en reprenant ces expériences, d’autres auteurs ont obtenu 
des résultats tout différents. Gaskell1 en Angleterre, J. M. Lud¬ 
wig et Luchsinger2 en Allemagne ont vu dans certaines condi¬ 
tions cette pointe, physiologiquement séparée du reste du cœur, 
entrer en mouvement. 
Gaskell ayant sous les yeux la pointe du cœur remplie de 
sang, et immobile comme l’avait vue Bernstein, vit que s’il com¬ 
primait la bulbe de l’aorte, cette région entrait bientôt en mouve¬ 
ment. Plus tard, cet auteur, en distendant les cavités du cœur 
au moyen d’injections veineuses, provoquait également des mou¬ 
vements de la pointe, et cela, non seulement avec des injections de 
sang, mais aussi en injectant dans le cœur un sérum artificiel. 
Ainsi le cœur paraît être un organe qui réagit par des mouve¬ 
ments rythmés à des excitations continues. Nous avons vu dans 
le précédent chapitre, g 30, des faits qui tendent à faire admettre 
cette conclusion. 
Nerfs extrinsèques du cœur. 
g 34. —D’anciennes expériences de Legallois3 avaient montré 
que l’ablation du cerveau laisse subsister les mouvements du cœur 
pourvu qu’on pratique la respiration artificielle, mais que les 
mouvements sont supprimés si, au moyen d’une tige de fer, on 
écrase la moelle dans le canal vertébral. L’auteur conclut que la 
force qui fait contracter le cœur émane de la moelle. Cette con¬ 
clusion était contredite par ce fait bien connu, que le cœur isolé 
continue à battre; elle était en opposition avec les expériences de 
Zimmermann et de Spallanzani qui avaient vu les mouvements 
du cœur continuer après l’ablation de la moelle épinière4. L’ex¬ 
périence de Legallois devait s’expliquer plus tard par cette théo¬ 
rie : qu’une excitation portée dans les centres avait atteint l’origine 
de filets nerveux centrifuges dont le rôle est d’arrêter les mouve¬ 
ments du cœur. 
1. Gaskell, Royal Society London, mars 1880, et Journ. of Physiolt. Ill, n° 1. 
2. Ludwig et Luchsinger, Centralblat für d. Med. Wiss., n° 23, 1879. 
3. Legallois, Expériences sur le principe de la vie. OEuvres, t. I, p. 152. 
4. Voir, pour l’historique de ces questions, Milne Edwards, Leçons sur la physiologie 
et l’anatomie comparées de l’homme et des animaux, t. IV, p. 120 à 168.
        

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