Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/614/
LA CIRCULATION DU SANG. 
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Une région paralysée est assimilable à un organe dont on a 
coupé les nerfs vaso-moteurs. La similitude est tellement com¬ 
plète que, dans les parties paralysées, comme dans celles dont le 
grand sympathique a été coupé, réchauffement s’observe surtout 
dans les régions exposées aux causes de refroidissement. Ainsi, 
quand on compare les températures des deux mains d’un hémi¬ 
plégique, on trouve un écart de 3° ou 4°, mais l’écart est nul ou 
à peine sensible entre les températures des deux aisselles. Follet1 
a rassemblé de nombreuses observations qui montrent que 
certaines paralysies présentent manifestement l’ensemble des 
symptômes qui suivent la section du grand sympathique. Quand 
les paralysies sont anciennes, les changements de la température 
semblent diminuer, comme cela s’observe sur les animaux dont 
le sympathique est coupé depuis longtemps. 
Mais à côté de ces cas, il en est d’autres où le côté paralysé pré¬ 
sente un abaissement de température; ces derniers sont beaucoup 
plus rares et, d’après les cliniciens qui les ont observés, parais¬ 
sent correspondre à la phase atrophique qui succède à la para¬ 
lysie. D’autres fois, quand la paralysie tient à une lésion des nerfs, 
on observe également un refroidissement du côté paralysé. 
Peut-être les effets inverses que produit une lésion des vaso¬ 
moteurs, suivant le point où elle existe, § 265, rendront-ils compte 
de ces différences, mais il serait prématuré de proposer dès 
maintenant cette explication. 
De la congestion ou hypérémie. 
§ 428. — Un relâchement vasculaire explique tous les phéno¬ 
mènes qui caractérisent l’hypérémie ou congestion sanguine. Ces 
caractères en effet ne sont autres que la rougeur, la chaleur et 
l’augmentation de volume des régions hypérémiées. Les artères 
afférentes battent ordinairement avec plus de force; ce phéno¬ 
mène, qui avait attiré l’attention des plus anciens observateurs, 
leur semblait impliquer l’existence d’un accroissement des forces 
locales dans les parties congestionnées. Mais nous avons vu,§ 182, 
que ces battements plus forts sont une conséquence naturelle du 
1. Follet, Étude sur la température des parties paralysées [Gaz. hebd. de méd. et 
de ckirurg. Paris, 1867).
        

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