Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/599/
CHAPITRE XXXVI. 
589 
corde avec ce que nous savons du nivellement des températures 
superficielle et profonde dans une étuve chauffée. 
Mais si nous considérons la courbe A, elle nous montre une sin¬ 
gulière variation de la température de l’aisselle. Tant que la 
température ambiante a été inférieure à 20°, l’aisselle a été plus 
chaude que la main ; dès que l’air ambiant s’est échauffé au-dessus 
de 20°, l’aisselle est devenue plus froide que la main. Cette varia¬ 
tion inverse ressort du croisement des courbes A et M, croisement 
qui s’observe à partir du moment où la température de l’air a 
atteint 22° environ. 
Ainsi, à l’inverse des régions profondes qui sont toujours plus 
chaudes que les régions superficielles, l’aisselle, pour des raisons 
encore difficiles à saisir, est plus chaude que la main si la tempé¬ 
rature ambiante est basse, plus froide, si la température ambiante 
est élevée. Il ne faut donc pas chercher en cet endroit la tem¬ 
pérature profonde du corps; la température buccale serait moins 
défectueuse. Mais c’est dans le rectum,dans le vagin, dans l’urèthre 
exploré le plus profondément possible, dans le jet d’urine au 
moment de la miction, qu’on trouvera la température la plus 
élevée et par conséquent la plus rapprochée de celle des régions 
profondes. 
Lorsqu’on a déterminé la température centrale, il faut, par 
une seconde opération, mesurer la température superficielle. La 
bouche étant plus exposée que le rectum au refroidissement 
peut, dans certains cas, servir à cette seconde détermination; 
mais la main est préférable, car elle se prête mieux à faire res¬ 
sortir l’écart entre les deux températures. On doit, préalablement, 
tenir le bras hors du lit pendant quelques minutes; puis, le patient 
saisit la boule du thermomètre et la garde dans la main pendant 
un temps toujours le même. 
§ 415. — Étant admis que la température rectale doive être 
de 37°,5, à l’état normal, si un malade présente un excès d’un 
demi-degré dans la température profonde, cela peut tenir, soit à 
une production de chaleur exagérée, soit à la rétention de la cha¬ 
leur dans les centres, par suite d’un ralentissement de la circulation 
qui diminue la déperdition. Dans le premier cas, on devra voir la 
température centrale et la température périphérique plus élevées 
toutes deux qu’à l’état normal [Prod. -}-, fig. 285); dans le second, 
l’élévation de la température centrale coïncidera avec l’abaisse-
        

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