Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/49/
CHAPITRE III. 
blés, on verra le cœur tantôt réagir et tantôt rester insensible aux 
excitations. Cet auteur désigna par deux noms différents ces genres 
d’excitations plus ou moins intenses : il nomma les premières 
excitations infaillibles, puisque jamais elles ne manquaient leur 
effet; il appela les autres excitations suffisantes parce que, bien 
qu’elles restent parfois sans action, elles suffisent, dans certains 
cas, pour provoquer une systole. 
Bowditch remarqua en outre que si l’on se sert d’excitations 
suffisantes, le nombre des systoles provoquées est toujours infé¬ 
rieur à celui des excitations électriques, et l’écart entre les deux 
est d’autant plus grand que les excitations sont plus fréquemment 
renouvelées. D’où l’on peut conclure, a ce qu il m a semble, que 
si des excitations électriques sont fréquentes, un grand nombre 
d’entre elles sont non avenues et trouvent le cœur inexcitable. 
Phases cl inégale excitabilité du cœur. 
g 24, — Je voulus me rendre compte des conditions dans les¬ 
quelles une excitation déterminée était tantôt efficace et tantôt 
inefficace. J’opérai d’abord sur le cœur d’une grenouille mis à nu 
et laissé en place dans la poitrine, de manière à ce qu’il conservât 
son rythme propre. Je m’aperçus alors qu’une môme excitation 
provoquait une systole ou n’en provoquait pas, suivant le moment 
de la révolution du cœur auquel elle arrivait. 
Assurément, comme l’avait vu Bowditch, les excitations fortes 
étaient toujours infaillibles, mais les excitations faibles, ou suffi¬ 
santes, étaient suiviesde mouvements toutes les fois qu’on les avait 
produitesla diastole des ventricules, tandis qu’elles étaient 
non avenues quand elles se produisaient pendant la première par¬ 
tie de la phase systolique. Les conditions d’efficacité des excita¬ 
tions se trouvaient ainsi spécifiées et il devenait évident qu’à cha¬ 
cune de ses systoles le cœur présente des phases de plus grande 
et de moindre excitabilité L 
Désirant mieux déterminer la durée de la phase de moindre exci¬ 
tabilité, je fis une série d’expériences dans lesquelles, grâce à la 
lenteur des mouvements du cœur de la grenouille, il était facile 
1. Trav. lab., t. II, p. 72.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.