Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/39/
CHAPITRE II. /y 
revient que très incomplètement à sa longueur normale ; à la tin, 
le muscle se trouve dans un état de raccourcissement presque 
permanent : c’est le tétanos parfait ou la contraction1. Ii en est de 
même pour le cœur : toute cause qui augmente la fréquence des 
systoles en diminue l’amplitude2; tout ralentissement du rythme 
du cœur augmente, au contraire, l’amplitude de ses mouvements. 
Voici un exemple frappant de ce rapport inverse entre 1 ampli¬ 
tude et la fréquence des systoles ventriculaires. 
Quand un cœur est détaché de l’animal, il garde encore ses bat¬ 
tements pendant un certain temps ; cette survie peut durer plu¬ 
sieurs heures et même plusieurs jours quand on alimente la 
fonction du cœur en faisant circuler à travers cet organe du sang 
1. La ligure 14 montre comment se fait cette décroissance de l'amplitude des se¬ 
cousses d’un muscle à mesure que leur fréquence augmente. Soit a une première se¬ 
cousse musculaire; Comme cette secousse a le temps d’accomplir scs deux phases, sa 
courbe de descente retombe sur la ligne horizontale X. Mais la secousse b n est pas 
entièrement terminée quand, sous l'influence d’une excitation électrique, se produit la 
troisième secousse c; la phase descendante de b n’atteindra donc pas la ligne X. La 
secousse c, partant de moins bas que les précédentes, s’élèvera un peu au-dessus d’elles ; 
mais comme un muscle déjà raccourci devient moins capable de se raccourcir encore, 
Fig. 14. Décroissance de l’amplitude des secousses d’un muscle à mesure que leur fréquence 
augmente. 
la secousse c gagnera moins par l’élévation de son sommet qu elle n a perdu par 1 élé¬ 
vation de sa base, elle sera donc plus petite que les précédentes. La secousse d sera, 
pour la même raison, plus petite encore. Ainsi diminuera 1 amplitude des secousses 
musculaires à mesure que la fréquence des excitations croîtra. Si les excitations sont 
assez fréquemment répétées, le muscle arrivera au tétanos parfait, c’est-à-dire que les 
secousses ne seront plus perceptibles. Supposons qu’à l’instant k on cesse d exciter le 
muscle, aussitôt on le voit revenir à sa longueur normale ; la courbe descendante re¬ 
tombe sur la ligne horizontale, et de nouvelles secousses se reproduisent avec leurs 
caractères initiaux si on renouvelle les excitations. 
2. On verra, à propos des nerfs du cœur, quelles sortes de restrictions il y a lieu 
d’apporter à cette formule.
        

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