Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
La circulation du sang a l'état physiologique et dans les maladies
Person:
Marey, Étienne Jules
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit4268/131/
CHAPITRE VIII. 
121 
Quand les systoles ventriculaires sont trop faibles pour déve¬ 
lopper une pression supérieure à celle du sang dans l’aorte, les 
valvules sigmoïdes ne peuvent être soulevées, le sang ne pénètre 
pas dans l’aorte et le pouls manque aux artères. Sans anticiper sur 
la nature du pouls artériel, nous devons dire, cependant, qu’une 
pulsation a lieu chaque fois qu’une ondée cardiaque, pénétrant 
dans le système artériel, vient y élever la pression du sang. A l’état 
normal, le nombre des pulsations artérielles est identique à celui 
des pulsations cardiaques. Mais si, parmi les systoles du cœur, il 
en est quelques-unes d’insuffisantes, elles ne seront pas suivies de 
pulsations artérielles et il y aura désaccord entre le chiffre du 
pouls et celui des pulsations du cœur. 
La figure 54 est un exemple frappant de ces systoles insuffisantes. 
Elle a été recueillie sur un cheval dont le cœur présentait alterna¬ 
tivement une systole forte et une systole faible. La pression arté- 
des mesures comparatives de la pression du sang dans le ventricule gauche et dans 
l’aorte, il avait trouvé un excès notable de la pression aortique sur celle du ventricule. 
Ce physiologiste a publié dans son travail la figure 53, qui montre en effet une infé¬ 
riorité notable de la pression ventriculaire sur celle de l’aorte. D’autre part, un élève 
de Fick, Gradle ( Untersuchungen über die Spannungsunterschiede zwischen dem 
linken Ventrikel und der Aorta. Aus dem. Instit. für experimentelle Pathologie in 
Fig. 53. — Expérience de Fick, pression dans le ventricule gauche et dans l’aorte, sur un animal 
dont les mouvements du cœur sont accélérés par la section des nerfs vagues. 
Wien, 1876), fit dans le laboratoire de Stricker des expériences qui le conduisirent 
à admettre également un excès de la pression aortique sur la pression ventriculaire. 
J’ai consacré un long article (Trav. lab., II, p. 322) à montrer la cause de ces er¬ 
reurs, qui tenaient à ce que ces deux expérimentateurs s’étaient servis de mano¬ 
mètres incapables d’obéir aux brusques variations de la pression dans les ventricules, 
instruments qui donnaient toujours aux changements de la pression ventriculaire une 
valeur insuffisante.
        

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