Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
L'orgue. Ses éléments, son histoire, son esthétique
Person:
Cellier, Alexandre Bachelin
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/image/lit39818/229/
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L’ORGUE. 
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Niedermeyer possédait dans sa propriété; encore était-ce en Suisse. Puis on voit un 
beau Cavaillé-Coll chez Gounod, un autre à l’hôtel du baron Edouard André, boulevard 
Haussmann. Un obstacle bien mesquin s opposait a ce que 1 orgue de salon fut,en faveur, 
et c était la nécessité où 1 on était d avoir recours a un souffleur chaque fois qu on voulait 
étudier; et cette nécessité est plus rébarbative encore au salon qu a 1 eglise. Les bienfaits 
de la soufflerie mécanique ont grandement contribue au succès des orgues de salon. 
Surtout depuis 1900, nos facteurs ont construit d’excellents instruments, adaptables 
aux pièces de dimensions relativement^ réduites, et dont beaucoup sont de précieux 
auxiliaires pour les organistes professionnels. 
Ont-ils rendu à la cause de l’orgue tous les services qu’on en pouvait attendre? 
-, Non. Il y en a beaucoup 
l! dont l’art ne tire aucun pro¬ 
fit, qu’on ne s’en serve que 
peu, ou mal. Un causeur 
malicieux soutenait même 
que le propre de quantité 
de gens qui ont 1 avantage 
appréciable de posséder un 
orgue à domicile est : 1° de 
n’en savoir pas jouer; 2° de 
ne pas s’occuper d appren¬ 
dre; 3° de ne pas convier à 
s’y faire entendre ceux qui 
en sauraient tirer parti. Je 
ne parlerai pas des fantaisies 
où se laissent aller nos nou¬ 
veaux riches dans le double 
domaine de la facture et 
Piano-forte organisé avec soufflerie au pied. (D’après Dom BÉDOS.) répertoire 
Pour conclure, je citerai 
ce que Jacques Normand a dit de l’orgue de salon dans son livre intitulé En regar¬ 
dant la vie : « Le chic, le vrai chic, le dernier cri, le smart du smart, c’est d’avoir 
un orgue. Cet instrument monumental, qui s’en était tenu jusqu’à présent aux églises 
et aux Trocadéros, pénètre, sous une forme réduite, mais encore respectable, dans 
les domiciles particuliers. La phalange est mince, de ceux qui peuvent s’offrir un 
orgue. D’abord, il faut avoir un hôtel, et pas trop petit, pour que l’instrument y puisse 
tenir; et tout le monde n’a pas encore son hôtel. Enfin, le certain, à l’heure pré¬ 
sente, c est que le monsieur ou la dame « à orgue » sont très haut cotés dans le monde 
musical. On les honore, on les envie, on les cite dans les gazettes. Le Tout Paris et le 
Livre d’or des salons ne tarderont guère, dans leurs listes mondaines, à faire figurer 
vis-à-vis de leurs noms, à côté de la petite automobile minuscule, un orgue-joujou. Si 
jamais il leur fallait renoncer à conserver cet orgue, quelle déchéance! Point d’orgue, 
point de salut. » 
Quant à l’opportunité de l’introduction de l’orgue dans l’orchestre, voici ce qu’en 
pense Berlioz, dans son Traité d'orchestration : « Sans doute, il est possible de mêler
        

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